Jeu vidéo et Biologie - Stickology

- la Science du Jeu Vidéo, par Aurionis

Affichage des articles triés par date pour la requête stickology. Trier par pertinence Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par date pour la requête stickology. Trier par pertinence Afficher tous les articles

17 avril 2023

 




 

La science et le jeu vidéo n’hésitent pas à s’inspirer, se nourrir et s’enrichir mutuellement. Si vous suivez ce blog depuis quelques années (et dans ce cas, un grand merci !) vous savez que ces rapprochements peuvent inspirer des pans entiers de scénario, comme ce fut le cas pour la révolution CRISPR-Cas9, ou donner lieu à de passionnantes études bien réelles, qui sont au cœur de la rubrique Stickology. Au cours de la décennie d’existence de ce blog, j’ai pu aborder bien des thématiques, des sujets les plus évidents aux publications de niche, mais jamais celle qui m’a mené à la profession que j’exerce. Un petit dépoussiérage plus tard, le vétuste blog Grab your Stick laisse donc sa place à une nouvelle identité, qui collera bien davantage au sujet qui nous y occupera pour les mois à venir : la microbiologie, appliquée au jeu vidéo !

 

14 juillet 2020


 





Notre planète va à vau-l’eau, soumise à toujours plus de stress et de conditions délétères principalement causées par l’Homme. Ces quelques mots, qui ne manqueront pas d’égayer votre journée, sont à l’origine de nombreuses actions visant à retarder les conséquences désastreuses allant de pair avec la dégradation des écosystèmes de la Terre. À l’échelle individuelle comme au niveau de pays tout entiers, il est urgent de prendre des mesures et c’est l’une d’entre elles qui fera l’objet de cet article. Non, la ligne éditoriale des Stickology n’a pas évolué, puisque cette proposition se base étonnamment sur un outil créé pour le jeu vidéo. Un rien de contexte sera nécessaire, mais vous saurez bientôt à qui l’on devra la sauvegarde de notre monde : l’intelligence artificielle AlphaStar.

17 mars 2020


  



S’il est le plus souvent perçu, et à juste titre, comme un moyen de se divertir, le jeu vidéo a démontré au cours de sa plus si jeune existence qu’il savait diversifier son propos et amener le joueur sur d’autres terrains. Certains jeux sortent donc de ce carcan purement ludique pour amener à des réflexions, dénoncer, ou éduquer. C’est ce volet éducatif qui sera au centre de ce nouveau Stickology, la (désormais fameuse) rubrique qui se penche sur les publications scientifiques liant le jeu vidéo et la biologie.

24 juin 2019














De tous les sujets d’étude concernant le jeu vidéo, sa capacité à induire ou non une addiction chez le joueur est l’un des plus complexes et controversés. Nombre de papiers s’attellent à répondre à cette question, sans pour autant permettre de faire émerger un consensus. Il faut dire que le simple fait de définir l’addiction est un défi à part entière. Cette notion aux nombreuses facettes a beau parler à tout le monde dès qu’elle concerne les drogues ou l’alcool, son application au jeu vidéo soulève des interrogations. Cela n’a pas empêché l’OMS de classer le trouble du jeu vidéo en tant que maladie dans la CIM-11, en proposant une définition dans laquelle vient se nicher l’inévitable thème de la dépendance.

09 mars 2019








Rapport du SELL, 2017
Vous l’avez peut-être remarqué, notre rubrique Stickology vise à analyser la façon dont la science s’attaque aux effets du jeu vidéo, et aux clichés qu’il véhicule parfois. Nous avons ainsi eu l’occasion de réfuter l’idée selon laquelle il rendrait les joueurs violents, et de confirmer que notre niveau de stress est directement impacté par les jeux auxquels nous nous adonnons. Un autre cliché courant au sujet du gaming en fait un loisir  ultra-masculin, voire un territoire hostile à toute présence féminine : le joueur lambda serait macho, si ce n’est carrément sexiste, refusant d’admettre qu’une femme puisse partager sa passion. Dans les faits, il règne une équité presque parfaite dans la population des joueurs : dans un rapport démographique datant de 2017, le SELL indique que 47% des joueurs français sont des femmes. Pourtant, cette population tout sauf négligeable est régulièrement confrontée à des difficultés diverses. Marginalisation, insultes, sexisme de manière générale voire menaces : 4 femmes sur 10 ont fait l’expérience du harcèlement en ligne, notamment dans le cadre parfois hostile du jeu vidéo. Depuis plusieurs années, les paroles se libèrent à ce sujet. L’affaire du GamerGate a éveillé  les consciences à un problème de misogynie sous-jacent dans le monde du jeu vidéo, et plus récemment #MeToo a entraîné une accélération de ce processus auquel beaucoup s’intéressent désormais, notamment au sein de la communauté scientifique.

07 janvier 2019










(Ou pourquoi PewDiePie aurait dû jouer à plus de puzzle games avant de vriller.)


Quand on y repense, c’est tout de même formidable le jeu vidéo. Depuis notre plus tendre enfance, nous y sommes confrontés et apprécions toujours plus ce qu’il nous invite à découvrir. En tant que joueurs, il nous semble évident de défendre notre passion contre ceux qui n’y voient qu’un loisir pour enfants attardés, et qui lui prêtent des effets néfastes sur notre développement. Il n’est ainsi pas rare que la communauté des gamers s’insurge contre ceux qui cherchent à descendre en flèche leur bien-aimé passe-temps, aux premiers rangs desquels se trouvent les journaux et magazines grand public. Que ceux qui ont encore l’affaire Meuporg en travers de la gorge lèvent la main. Cependant, il serait aisé d’être aveuglés par notre amour du jeu vidéo et d’oublier que sa pratique n’est pas sans risques !

05 novembre 2018


  







L’une des conséquences inévitables de la démocratisation exponentielle du jeu vidéo au cours des quarante dernières années est que les scientifiques se penchent de plus en plus sur ses effets sur les joueurs. On en a d’ailleurs eu un exemple avec la deuxième analyse d’article, portant sur le sujet indémodable de la violence qu’induirait la pratique du jeu vidéo. Cependant, les analyses comportementales et psychologiques ne sont qu’une des nombreuses facettes de la recherche sur ce média. D’autres publications, telle celle que nous allons décortiquer aujourd’hui, se penchent sur les effets physiologiques consécutifs au gaming. En d’autres termes : comment notre corps module-t-il notre rythme cardiaque ou notre métabolisme quand nous jouons ?
À l’origine, seule la publication ci-dessous devait faire l’objet d’une analyse, mais elle a ouvert un certain nombre de pistes de réflexion qui méritent qu’on s’attarde davantage sur la thématique qu’elle aborde. Vous aurez donc droit (petits veinards) à un diptyque sur le stress et le jeu vidéo, qui commence sans plus attendre par cette publication qui m’a été soufflée par Ptit-Cactus. Ses explications techniques et son point de vue de musicologue m’ont beaucoup aidé à structurer ma réflexion et à l’élargir dans un but d’exhaustivité, un grand merci à elle donc !


22 juin 2018












Si certains chercheurs sont à la poursuite de la recette permettant de créer le meilleur personnage possible en réalité virtuelle (c’est sur ce sujet que portait notre première analyse d’article), d’autres s’attachent à répondre à une question presque aussi vieille que le jeu vidéo lui-même : notre loisir préféré nous rend-il violents ? Des premières gerbes de sang pixellisées à l’ultra-réalisme des jeux actuels, de Mortal Kombat au dernier God of War, en passant par Carmageddon ou la très décriée série Manhunt, chaque génération de consoles a bénéficié de sa polémique sur la question. Il n’est pas rare que ce sujet soit remis sur le tapis dès qu’il est nécessaire de justifier l’agressivité d’une personne, souvent accolée aux termes de “solitaire” et “peu sociable”. Bon nombre de tueurs solitaires ont ainsi vu leur passion pour les FPS justifier leur passage à l'acte, sans que d’autres facteurs, notamment psychologiques, n’entrent en compte dans le jugement de médias. Du point de vue des joueurs tout cela semble évidemment disproportionné, mais il n’est pas illogique que la science tente de prouver ce phénomène.

15 mai 2018













Comme le disait GLaDOS, “there is research to be done on the people who are still alive”. La recherche scientifique s’intéresse de plus en plus au jeu vidéo et ses effets sur nous, il suffit de se rendre sur PubMed pour constater que de nombreuses publications concernent ce loisir désormais bien ancré dans le quotidien (Figure 1). Les domaines que couvrent ces recherches sont étonnamment vastes, allant des sciences du comportement à l’intelligence artificielle, voire aux vertus médicales du gaming. Bien peu de ces études parviennent aux oreilles du grand public, car difficiles d’accès ou trop opaques. La barrière de la langue constitue elle aussi un frein. Dans cette série d'articles, il sera question de décortiquer ces publications pour mieux en appréhender les résultats, tout en gardant le recul et les précautions nécessaires : les résultats présentés dans ces articles ne sauraient être considérés comme une vérité absolue, et je ne possède pas forcément tout le bagage demandé pour apporter des conclusions exhaustives. Cela ne nous empêchera pas d’apprendre des choses, j’en suis certain. En avant pour cette première présentation !