Parfois, on se retrouve face à des jeux relativement
classiques, qui répètent sans grande originalité des recettes bien connues, qui
fonctionnent mais n’étonnent plus. Et puis surgissent parfois au milieu de
cette masse de titres rabâchés quelques œuvres qui tentent de nouvelles
approches, et qui peuvent se targuer de posséder ce « petit plus »
qui vient les démarquer de la concurrence. On parle alors de Killer Features,
ces idées allant de la petite touche d’originalité au changement total de
paradigme (n’ayons pas peur des mots !), et qui deviennent indissociables
du jeu auquel elles appartiennent. À travers cette petite chronique, je
souhaite revenir sur quelques unes de ces features qui m’ont marqué, et rendent
si uniques les jeux qui les proposent. Je n’aurai pas l’audace ni la prétention
de proposer des leçons de game design, aussi voyez plutôt cette petite série de
bafouilles comme une tentative d’expliquer ce qui fait le sel de tel ou tel
jeu, et de -pourquoi pas- vous donner envie de vous y essayer à votre tour.
Pour ce premier essai, attardons-nous si vous le voulez bien sur Middle
Earth : Shadow of Mordor.
21 septembre 2017
08 avril 2016
Salut les p'tits loups ! Dépoussiérons un peu ce blog, voulez-vous ? J'ai comme l'envie de vous parler en quelques mots des découvertes que j'ai pu faire ces derniers temps en matière de jeux vidéo. Pas de gros décorticage en vue, de tests à rallonge ni de notes sur 20. Juste mon avis, comme il me vient, sur un jeu dont j'ai croisé la route. Bonne lecture !
04 décembre 2014
Il aura suffi de deux épisodes pour
que la série Streets of Rage devienne incontournable dans le domaine
du beat them all (« tape-les tous », en bon français).
Sega n'allait bien évidemment pas s'arrêter en si bon chemin et
dota sa Megadrive d'un troisième épisode, sorti en 1994. Un épisode
particulier, faisant le pari ambitieux de clore en beauté le
triptyque de la Team Shinobi sur la console 16 bits. Une lourde
tâche. Trop ?
01 décembre 2014
Avec Streets of Rage, Sega était
parvenu à lancer avec succès une nouvelle franchise sur Megadrive.
D'excellente qualité, le jeu conjuguait un gameplay de qualité et
une ambiance réussie, et avait su trouver son public. Il appelait
tout naturellement à une suite, qui arriva en 1992, soit une petite
année après le premier opus. Streets of Rage 2 a la lourde tâche
d'améliorer ce qui peut l'être tout en conservant les points forts
de la licence : une mission impossible ? Impossible n'est pas Team
Shinobi !
29 novembre 2014
Avant propos : ce test de Streets of Rage est une version enrichie et modifiée du test déjà présent sur ce blog. Il a été conçu dans le cadre d'une série de tests sur la trilogie SoR pour un site amateur, qui n'en a publié que le premier volet. Si ce texte peut donc se retrouver ailleurs sur l'Internet, les tests de Streets of Rage 2 et 3 seront totalement inédits ! Bonne lecture :)
05 octobre 2014
J'ai terminé Resident Evil Revelations
il y a peu de temps, et en suis ressorti assez mitigé. D'un côté,
le storytelling, à la manière d'une série, et l'aspect
« huis-clos » du jeu installaient une ambiance assez
réussie, tandis que le gameplay se montrait vraiment pataud et
redondant. L'annonce de la suite de RE Revelations il y a quelques
semaines a tout de même éveillé ma curiosité. Capcom a vraiment
moyen de faire du jeu une excellente expérience, pour peu que
certains défauts soient corrigés ! J'ai eu l'occasion de
mettre les mains sur une démo du jeu au salon Animasia, la même
démo que celle présentée au dernier TGS. Qu'en ressort-il ?
Réponse !
24 juillet 2013
McPixel est un jeu au parcours pour
le moins atypique. Après l'avoir conçu durant un Ludum Dare en
l'espace de 48 heures, son créateur, Mikolaj « Sos »
Kaminski, l'a tout d'abord mis à disposition sur un célèbre site
de téléchargement en torrent, où il a reçu le soutien d'une
communauté grandissante, allant jusqu'à soutenir financièrement le
développeur. De fil en aiguille, le déjanté McPixel s'est étoffé
et frayé un chemin jusqu'à Steam, où il a été fin 2012 le
premier jeu à bénéficier du programme Greenlight, excusez du peu.
Comment justifier l'engouement suscité par ce petit titre
indépendant ? Réponse dans les lignes qui suivent !
01 juillet 2012
Si vous avez eu le courage de suivre le
dernier E3, vous en êtes peut-être ressorti déçu. Peu de grosses
annonces, des conférences faiblardes... Les gamers sont légèrement
restés sur leur faim. Mais cet article n'a pas pour but de débriefer
l'édition 2012 du salon, il vient plutôt souligner la grande place
accordée à une feature bien spécifique : l'arc.
En effet, de nombreux titres ont vanté
les mérites de cette arme rudimentaire, en total décalage avec les
armes à feu sur-représentées dans les FPS modernes. On citera par
exemple le reboot de Tomb Raider, Far Cry 3, Crysis 3 ou encore
Assassin's Creed 3. C'est bien simple : l'arc était partout, et à
toutes les époques. Le temps où seul Link arborait fièrement son
arc semble révolu, mais comment expliquer ce retour en force d'une
arme si peu courante ? Petit passage en revue des différents
intérêts de l'arc dans un jeu vidéo...
11 janvier 2012
Salut à tous et bonne année ! Si je vous ai entretenus il y a peu sur le Humble Indie Bundle 4, vous vous doutez bien que c'est aussi parce qu'à l'intérieur on trouve tout plein de chouettes jeux qui ne demandent qu'à passer par la case test. Le choix est vaste, cinq nouveaux titres étant venus se greffer aux sept proposés lors de la parution de l'article susnommé. Puisqu'il faut bien commencer quelque part, autant que ce soit par un vrai gros coup de coeur, rôle aujourd'hui occupé par Jamestown ! Présenté précédemment comme un shoot'em up, nous allons voir au cours de ce test que le titre de Final Form Games, jeune studio composé de trois personnes seulement, pourrait bien être beaucoup plus que cela !
16 décembre 2011
Cette fin d'année est décidément placée sous le signe du jeu indépendant ! Après vous avoir parlé du sympathique Hyper Princess Pitch il y a quelques jours, je me devais de vous faire part de LA grosse sortie indé de cette semaine, j'ai nommé le Humble Indie Bundle #4 !
L'initiative, désormais bien connue des amateurs de jeux indépendants, revient une nouvelle fois, toujours basée sur le même modèle économique. Pour faire simple, ce pack regroupe cinq jeux indépendants et est proposé à un tarif décidé par l'acheteur lui-même ! Il ne tient qu'à vous de payer la somme qui vous semble juste, et de la répartir entre les trois cibles possibles selon vôtre goût. Car le Humble Indie Bundle ne profite pas qu'aux développeurs : il est en effet possible de reverser une part de sa contribution à une oeuvre caritative. Se faire plaisir tout en faisant une bonne action, n'est-ce pas merveilleux ?
Qui plus est, le contenu du pack est de qualité ! Jugez plutôt, le pack de base contient :
- BIT.TRIP RUNNER : une aventure du Commander Video des plus délectables ! Notre héros pixellisé court sans s'arrêter, et c'est à nous de sauter, glisser ou encore frapper en rythme pour parvenir à la fin du stage tout en ramassant le plus de pièces possible. Qui plus est, le tout est porté par une bande-son évolutive suivant notre progression, et un habillage rétro sympathique. Un trip des plus envoûtants.
- Shank : également disponible sur consoles de salon, Shank est un beat'em all particulièrement défoulant. Notre héros, assoiffé de vengeance, a à sa disposition des machettes, des pistolets, des grenades et même une tronçonneuse ! Porté par une réalisation 2D sublime et une ambiance située quelque part entre un Tarantino et Machete, Shank est un concentré d'action sanglante des plus fun !
- Super Meat Boy : déjà testé sur ce blog, le jeu de plates-formes hardcore de la Team Meat est de retour, plus éreintant que jamais ! Notre morceau de viande préféré devra éviter les scies circulaires, les flammes de l'enfer et les chutes mortelles pour sauver sa douce Bandage Girl des mains du Dr Foetus ! Un jeu déjanté à la réalisation plaisante, déjà culte et absolument in-con-tour-nable ! LE porte-étendard de cette compilation.
- NightSky HD : dans ce jeu étrange, le joueur dirige une boule, ou plutôt une bille, qui roule à travers des niveaux tarabiscotés à l'esthétique inquiétante, faite d'ombres et d'éléments inattendus. Notre bille pourra utiliser plusieurs capacités (accélérer, freiner, changer la gravité...) afin de jouer avec la physique du jeu et rejoindre la sortie du niveau.
- Jamestown : un shoot'em up tout en pixels, dont l'action prend place au XVIIe siècle, sur une colonie anglaise basée sur une planète aux îles flottant dans les airs. Notre héros devra tirer sur tous les robots qui se mettront en travers de son chemin, et ce ne sera pas une mince affaire ! Plusieurs niveaux de difficulté sont proposés, et garantissent à tout type de joueur une expérience de shooter réussie.
Au vu de l'image ci-dessus, il vous vient une question : que sont donc ces deux jeux à gauche ? Réservés aux plus offrants, ces titres peuvent être débloqués si vous payez une somme supérieure à la moyenne globale des
achats. Ainsi, à l'heure où ces lignes sont écrites, ces deux titres sont offerts pour toute offre supérieure à 5,31$. Et ils valent le coup !
- Gratuitous Space Battles est un jeu de stratégie spatiale dans lequel il vous faudra placer et préparer vos vaisseaux avant de les voir se lancer dans la bataille. Chaque victoire vous octroie des unités à dépenser en équipement. Un jeu qui plaira aux amateurs de stratégie, mais qui reste cependant assez ennuyeux pour le néophyte. Intégralement en anglais qui plus est, à l'image des autres jeux du bundle.
- Cave Story + est l'autre jeu-star de cet Humble Indie Bundle #4 ! Ce jeu de plates-formes à la Metroidvania (on évolue librement dans un monde labyrinthique) en impose par son ambiance unique, ses graphismes rétro délicieux, son gameplay simple, accrocheur et sa difficulté progressive. Une vraie merveille indé, récemment portée sur 3DS.
Ainsi, pour un prix pas forcément élevé, vous voici en possession de sept jeux d'une qualité globale des plus satisfaisantes ! L'autre bonne nouvelle, c'est qu'en sus des jeux précédemment cités, vous pouvez télécharger leurs bandes-son ! Souvent réussies, à l'image de celle de Super Meat Boy, elles trouveront sans mal leur place dans la bibliothèque musical du gamer mélomane. Mention spéciale à l'OST de BIT.TRIP RUNNER, au charme certain, que l'on doit en partie du célèbre groupe de chiptune Anamanaguchi, un vrai petit régal !
A l'approche des fêtes de fin d'année, n'hésitez pas à vous offrir (ou à offrir à un ami) ce Humble Indie Bundle incontournable si vous ne possédez aucun des jeux qu'il propose ! Ne traînez pas trop cependant, car à l'heure où cet article est publié, il ne reste qu'une dizaine de jours pour profiter de cette offre alléchante !
12 décembre 2011
Cher lecteur, aujourd'hui point de test, point d'aperçu, mais un simple post pour te faire découvrir un jeu indépendant qui risque de faire parler de lui en cette fin d'année ! Sorti début décembre, Hyper Princess Pitch va dynamiter la scène indé à quelques jours de Noël !
Téléchargeable gratuitement sur les réseaux électroniques de l'Internet, le jeu met en scène la princesse Pitch qui, lasse de voir le bonheur qu'engendre la période de Noël, décide de s'attaquer à la source de cette joie ambiante : Mecha Santa, le robot qui distribue les cadeaux ! Munie de son gros flingue, elle se lance à l'assaut de l'atelier-usine...
Alors oui, le titre ne paie pas de mine. Son scénario bien barré et sa réalisation d'apparence toute mimi cachent cependant un gameplay efficace se basant sur les flèches et sur deux touches du clavier tout au plus, pour un résultat simple d'accès et furieusement défoulant. En effet, notre jolie princesse, vue du dessus "à la Zelda", ne fait pas dans la dentelle et n'hésite pas à canarder tout ce qui se mettra en travers de son chemin. Les lutins, les jouets et les robots de défense de l'usine feront rapidement la connaissance de son bazooka à briques, également capable de lancer de la glace (à portée limitée) ou des arcs-en-ciel (qui ricochent contre les parois). Notre princesse peut récupérer des munitions, des bonus de points, mais aussi des bonus d'attaque bien pratiques qui triplent nos tirs, nettoient l'écran et font même apparaître des chatons mignons autour de nous, dont la force de frappe est impressionnante. Chacun des quatre niveaux du jeu se conclut par un boss magistralement exécuté par un piledriver aux cris de PRINCESS BUSTAAAAA, jouissif et déjanté ! Quatre niveaux dont on voit vite le bout, mais qui se montrent tellement sympathiques que l'on y revient sans se faire prier. De plus, les niveaux de difficulté progressifs du jeu incitent à recommencer encore et encore les stages, en empruntant un chemin différent à chaque fois à travers le complexe de Mecha Santa.
Hyper Princess Pitch est une sorte de croisement improbable entre un Zelda pour le côté "donjon labyrinthique" et un shoot'em up pour son action effrénée où les ennemis se mêlent aux boules d'énergie, dans une foultitude d'explosions. Son esthétique rétro un peu naïve tranche avec ses combats intenses, sa bande-son contribue au délire ambiant, et son contenu se montre suffisant pour un jeu indépendant sans prétentions.
Ce sympathique jeu saura à coup sûr vous distraire le temps d'une pause pixellisée, et réalisera les fantasmes de beaucoup : violenter gratuitement les lutins du Père Noël ! N'hésitez pas à tester ce concentré d'action-arcade jouissive, d'autant plus qu'il est gratuit et téléchargeable sur le site de son créateur Daniel Remar, juste ici ! Un site qui contient d'autres jeux plutôt sympathiques !
03 décembre 2011
Si j'ai acheté la Wii en 2006, c'est pour une seule et unique raison : The Legend of Zelda : Twilight Princess. Que d'heures mémorables passées Wiimote à la main, arpentant les sentiers d'Hyrule et pourfendant des adversaires par dizaines ! Nous voici cinq ans plus tard, et ma Wii est remisée au placard pour cause de méchante panne. Une nouvelle fois, l'appel de l'aventure aura raison de la mienne (de raison), et l'arrivée imminente du nouvel épisode de la saga, baptisé Skyward Sword, fait faire à ma console un tour par la case SAV.
Pendant cette absence des plus pesantes, le jeu arrive chez moi dans son édition collector, et je m'empresse de l'ouvrir... Voici donc mon unboxing du nouveau Zelda !
- Tout d'abord, je note que la boîte du jeu ne fait pas dans l'extravagance : une boîte en carton tout ce qu'il y a de plus banale, dont la parure dorée est cependant bien sympa. J'ouvre la boîte, manque de bol les petits scotchs sur chaque côté arrachent les images qu'ils recouvrent quand on les enlève. Rageant, tout de même.
- Premier objet extirpé du coffret : la Wiimote dorée arborant une superbe Triforce ! Fournie avec une coque de protection en silicone, la manette contient, comme c'est désormais la norme, le Wii Motion Plus indispensable pour jouer à ce nouveau Zelda. Un ajout qui m'aurait coûté quelques deniers, mes manettes en étant dépourvues, et que j'accueille donc avec enthousiasme.
- Vient ensuite le CD audio célébrant les 25 ans de la licence de Nintendo ! Huit pistes symphoniques reprennent les grands thèmes de la saga, principalement issus des épisodes 3D (Ocarina of Time, Wind Waker, Twilight Princess et Skyward Sword). Le choix des morceaux est réussi et les amateurs de la série reconnaîtront facilement les thèmes de la Vallée Gerudo, de la Grande Mer, de la Fontaine des Fées, etc. Entre réorchestrations et medleys, les oreilles des zeldaphiles risquent de tressaillir de plaisir !
- Le CD est accompagné d'un petit livret contenant des messages de la "Triforce" emblématique de la série : Shigeru Miyamoto, que l'on ne présente plus, Koji Kondo, compositeur des plus grands thèmes de Nintendo depuis 25 ans, et Eiji Aonuma, qui a pris les rênes de la série il y a quelques années. Le livret, d'à peine dix pages, s'achève sur une photo des équipes chargées de ce nouvel épisode, formant une triforce. Un bien beau cliché ma foi.
- Vient ensuite le jeu, et il n'y a pas grand chose à dire dessus. Le contenu sera bien plus intéressant que le contenant, mais c'est une autre histoire dont, soyez-en sûrs, vous serez prochainement entretenus !
Voici qui conclut cet unboxing d'une édition collector tout à fait sympathique. Le contenu n'a rien d'exceptionnel, et le packaging est un peu simpliste, mais il satisfera les zeldaphiles, à plus forte raison ceux qui sont dépourvus de Wii Motion Plus. On regrettera que le coffret ne propose aucun jeu de la série, alors que le collector de Wind Waker contenait le mythique Ocarina of Time, accompagné de la Master Quest.
Cependant, ne boudons pas notre plaisir, à plus forte raison quand il ne coûte pas grand chose ! Ce coffret est effectivement vendu 66€, soit moins qu'un jeu vendu seul sur consoles HD ! À 50€ le jeu et 50€ la manette Wii, cette édition trouvera donc grâce aux joueurs désireux de compléter leur collection de Wiimotes, tandis que les autres se seront déjà rués sur l'édition de base, elle aussi fournie avec le CD audio précédemment cité.
NB : je tiens à remercier Karu_binou, qui m'a gentiment et judicieusement conseillé cette édition !





