Jeu vidéo et Biologie - Stickology

- la Science du Jeu Vidéo, par Aurionis

20 avril 2011




Ne me contredisez pas : on fait tous des erreurs, même concernant les jeux vidéo. Pour ma part, cette erreur fut de commander à Noël Yu-Gi-Oh : L'Empire des Illusions, en me basant uniquement sur la jaquette aperçue dans un magazine. Ne faites surtout pas ça, les enfants.

Pensant avoir affaire à une version Gamecube du célèbre jeu de cartes, je m'empressais d'ouvrir la boîte. Elle contenait trois cartes collector, ce qui fait toujours plaisir. Second réflexe : regarder l'arrière de la jaquette, dont le recto m'avait tant charmé. Je compris alors que j'aurais finalement affaire à un tactical-RPG mettant en scène les monstres des cartes. J'aurais pu m'en moquer, et me dire que j'allais passer un bon moment, mais allez savoir pourquoi, les nombreuses fautes d'orthographe sur la jaquette m'ont vite fait comprendre que j'allais méchamment sentir passer mon erreur. L'Empire Désillusion, en quelque sorte.

Passons rapidement sur le scénario : Yugi et ses amis sont envoyés dans un monde parallèle rongé par la guerre, dans lequel des généraux font combattre les monstres des cartes. Tandis que Yugi et ses amis rejoignent les rangs des gentils, Kaiba semble plus intéressé par le côté obscur de la force. Voilà voilà. Si encore l'ensemble était présenté par une belle cinématique, ça passerait encore, mais on se contente d'une succession d'écrans fixes et de bulles de dialogue.

Notre but est donc de se constituer une petite armée de généraux, possédant chacun trois monstres qu'on leur attribue librement parmi ceux disponibles. Les équipes de départ sont faiblardes, mais on finira par récupérer des monstres plus coriaces. A chaque mission, le principe est le même : faire avancer nos unités sur la map, vers les destinations de notre choix. On pourra ainsi rallier des villes neutres à notre cause, attaquer les unités ennemies en chemin, ou se rendre directement dans la ville adverse, où nous attendent des adversaires plus coriaces. Il va sans dire que la map est immonde, et les déplacements terriblement lents, rendant par la même les missions inutilement longues. Heureusement (?) le chrono -car il y en a un !- est assez permissif.

Dès que l'on rencontre un général ennemi, le combat se lance. Comprenez que la map passe en « négatif » dans un effet hautement gerbatif. Les deux équipes de trois monstres se font face, et on choisit soigneusement les attaques de nos monstres et les cibles de ces attaques. On dispose d'attaques simples, et d'attaques spéciales utilisant les étoiles attribuées à chaque monstre. L'ordre et la puissance d'attaque dépendent de statistiques classiques, comme l'agilité ou la force, statistiques s'améliorant au fil des niveaux gagnés grâce à l'expérience attribuée après chaque combat. Les monstres sont plutôt vilains, mais les voir en 3D est plutôt chouette. Les cartes des combats et les effets des attaques sont, en revanche, hideux. Mais pire que tout, les combats sont plombés par une lenteur inimaginable, qui vous laisse le temps de faire une pause-pipi entre chaque tour. C'est mou, c'est moche, et le pire c'est qu'il y en a des centaines !

Car battre l'équipe adverse n'annihile pas le général ! Il se contente de reculer de quelques pas sur la map, de rester sonné quelques secondes, puis il reprend ses déplacements. Pour en finir avec un général, il faut donc le battre autant de fois que nécessaire, jusqu'à ce que sa jauge d'étoiles soit à zéro. Il se retrouve alors dans sa ville et repartira plus tard. Tant qu'il n'y a qu'un seul général, ça passe encore. Mais en progressant dans les missions, il en arrivera des salves de quatre ou cinq, qui sont autant de combats à enchaîner, et à recommencer trois fois chacun pour espérer avancer avant le retour des généraux battus en premier. Les missions les plus basiques atteignent donc facilement trois quarts d'heure d'une difficulté rebutante couplée à une mollesse rarement vue.

J'oublie de mentionner la musique, ballot que je suis ! Celle de la carte est mollassonne, et celle des combats toujours la même. Mélangez cela à des effets sonores cheaps et peu nombreux, donc vite répétitifs, et vous obtenez un coktail que vos oreilles vous supplieront d'arrêter au plus vite. Ai-je été assez clair sur ce point ?

Faisons simple : ce jeu n'ayant pas la moindre ressemblance avec la licence Yu-Gi-Oh (si ce n'est les personnages) ne mérite aucune attention, aucune considération. Le finir relève davantage du masochisme que de la performance, mais si vous n'en avez pas assez sachez qu'il y a deux modes de jeu : Yugi et Kaiba. Aucune différence notable entre ces deux scénarios, qui ne sont là que pour augmenter la durée de vie du jeu.
Alors dites-le aux gens que vous connaissez : acheter un jeu en se basant uniquement sur sa jaquette, c'est le Mal !


Ma note : 04/20


Les screenshots proviennent de jeuxvideo.com

19 avril 2011

Le logo n'est plus d'actualité, faudra que j'en refasse un !


Maismaismais ! Serait-ce déjà le dixième épisode de l'aventure ? Mais oui, parfaitement !
Et pour fêter ça, je vous propose une descente dans les profondeurs de ma mine, pour ajouter un peu de rythme à l'aventure, que en manquait depuis quelques épisodes. Que vais-je donc trouver au fin fond de ces sombres galeries ? Réponse dans cette vidéo, à visionner depuis Youtube si vous voulez apprécier pleinement la HD !
Notez que j'ai enfin réussi à jouer avec le son sans que ça plante, et rien que ça, ça mérite le champagne !

Jour 10 :




Ne passez pas non plus à côté du teaser de KiwiCraft, réalisé par mes soins, et qui vous propose un tour de la ville et ses alentours !

12 avril 2011



Une nouvelle fois sous forme de vidéo, voici la suite de l'aventure ! Je retourne dans ma mine, envahie par les zombies, et ramène mon butin en lieu sûr ! Pas de screenshots intéressants à prendre, en revanche.
Comme d'habitude, je vous conseille de visionner la vidéo directement sur Youtube ;)


Jour 9 :

06 avril 2011

Dans Super Mario Land, premier du nom, sorti en 1990, Mario sauvait la princesse Daisy des griffes de Tatanga. Trois ans plus tard sort Super Mario Land 2, qui reprend l'histoire là où elle s'est arrêtée. Mario rentre chez lui, pensant mériter un peu de repos...


... Il n'en sera rien ! En effet, pendant que Mario s'évertuait à sauver Daisy à Sarasaland, un vil personnage a pris possession de son château et de tout le royaume par la même occasion ! Cet énigmatique personnage, désormais bien connu, n'est autre que Wario, qui fait ici sa toute première apparition, et pas la dernière, puisque Super Mario Land 3 lui est entièrement consacré. Il a caché les six pièces d'or permettant d'entrer dans le château à travers tout le royaume et notre plombier préféré aura pour tâche de toutes les retrouver. On peut saluer le scénario qui, pour une fois, ne nous propose pas de sauver une damoiselle en détresse.

On retrouve par contre les caractéristiques qui font tout le charme de la série comme des niveaux remplis de monstres, qu'il faut traverser pour atteindre une porte menant au niveau suivant. Les habituels Goomba, Koopas, Boos, tuyaux et autres blocs sont bien entendu de la partie. On dispose également des bonus bien connus : le champignon, la fleur de feu, l'étoile d'invincibilité. Une petite nouvelle fait cependant son apparition : la carotte, qui vous fera arborer de superbes oreilles vous permettant de sauter plus haut et de planer sur de longues distances. Certains passages vous permettent également de rentrer dans une bulle ou de porter une tenue de cosmonaute.

Mario se manie sans le moindre problème. Les sauts sont aisés et il ne vous faudra pas longtemps pour vous adapter aux caractéristiques d'un niveau comme la gravité, la viscosité... Certains mouvements sont un peu plus évolués que le saut ou la course. On trouve par exemple un saut tourbillonnant, utile pour casser des blocs sous vos pieds, et un super-saut en appui sur la tête d'un ennemi. Vous ne ferez d'ailleurs qu'une bouchée de ces ennemis puisqu'il suffit de leur sauter dessus pour les vaincre. Néanmoins, certains sont invincibles, prenez garde ! Les boss du jeu sont souvent déjantés et possèdent des expressions très comiques, le bestiaire du jeu se veut riche et varié, certains ennemis étant propres à des mondes spécifiques.

Les six environnements du jeu sont découpés en stages (entre deux et cinq), et possèdent tous un univers bien défini : un monde de jouets, un sous-marin, un sur la Lune... Un autre vous réduira même à la taille d'une fourmi ! Chaque niveau se termine par une porte et une cloche qu'il faudra faire sonner pour déclencher un mini-jeu avec un bonus ou des vies à la clé ! Le dernier level de chaque univers renferme un boss, gardien d'une pièce d'or. La technique pour les vaincre est toujours la même, mais exige un timing des plus précis. De plus, la difficulté est bien dosée. Si certains stages se révèlent très faciles, d'autres vous demanderont une bonne maîtrise, à l'image du slalom entre les étoiles, à scrolling imposé ! En sus, si les musiques sont nombreuses et agréables, on peut tout de même regretter qu'un bon nombre d'entre elles ne soient que des variations du thème principal. Détail amusant : lorsque vous planez avec les oreilles de lapin, la musique se fait plus discrète, comme suspendue, jusqu'à votre atterrissage. Globalement, la bande-son du jeu est très réussie et vous restera un moment en tête (mention spéciale aux thèmes de la Lune), même si celle de Super Mario Land est davantage restée dans la mémoire des joueurs.

Hormis quelques ajouts bienvenus, Super Mario Land 2 se démarque de son prédécesseur par ses graphismes. Mario comme ses ennemis sont plus grands, plus fins, plus détaillés. Les décors permettent de savoir du premier coup d'oeil dans quelle thématique on se trouve. Cet épisode corrige également l'un des principaux défauts de son aîné : la durée de vie. Récupérer les six pièces vous occupera un bon moment, sans compter les niveaux bonus (bourrés de pièces !) et ceux cachés. Ce Super Mario Land reste donc un excellent épisode, sans doute l'un des meilleurs sortis sur GameBoy. Univers enchanteur, durée de vie très satisfaisante, musiques réussies (à défaut d'être aussi cultes que celles du premier épisode), maniabilité au poil... On ne se lasse pas un moment de ce jeu vers lequel on retourne volontiers.

Graphismes : 16/20
Très riches, ils affichent beaucoup de détails et permettent à cet épisode de faire oublier ceux de son prédécesseur. Evoluer dans un univers aussi joli est un vrai plaisir. 

Jouabilité : 17/20
La jouabilité des titres mettant en scène le plombier de Nintendo a toujours été irréprochable et cet opus ne déroge pas à la règle. Vous n'aurez aucun souci à diriger Mario hormis lors de quelques phases sous-marines, mais là encore rien de grave. 

Durée de vie : 16/20
Le jeu propose une quête principale déjà longue mais offre en plus des niveaux bonus et cachés, pas toujours évidents à trouver. Vous n'avez pas fini d'arpenter les zones du jeu. Tant mieux ! 

Bande son : 15/20
A défaut de profiter d'une bande-son d'anthologie, les airs guillerets se retiennent facilement. Pas étonnant puisqu'il s'agit pour beaucoup de variations autour d'un même thème. Chaque zone possède son propre style musical, toujours réussi. 

Scénario : -
S'il a le mérite de ne pas proposer un énième sauvetage de princesse, le scénario n'est finalement qu'un prétexte pour partir à la chasse aux pièces. On peut malgré tout saluer cet écart scénaristique, ne serait-ce que pour l'apparition de Wario qui aura, suite à ce jeu, sa propre série sur GameBoy.
 
Note Générale : 17/20 
Un épisode inoubliable pour bien des fans du moustachu le plus célèbre du Monde ! Tout en gommant les défauts du premier épisode, Super Mario Land 2 propose des nouveautés bienvenues et offre une quête longue et originale. S'il ne révolutionne pas le genre, il propose de très bons moments, tour à tour amusants et nerveux. Sans prendre de risques, on peut le qualifier de must have sur GameBoy.


Ce test a été publié sur jeuxvideo.com en décembre 2009, et m'a d'ailleurs permis de remporter une X360.

05 avril 2011



Une nouvelle fois, cet épisode se présente sous forme de vidéo. Ceci dit, j'ai pensé à prendre un screenshot !


Jour 8 :

Il est temps de commencer à construire ma maison ! Rien ne m'en empêchera, et sûrement pas un creeper ! D'ailleurs, le seul qui ait osé croiser ma route a terminé dans le lac de lave, comme son illustre prédécesseur. Je me fraie donc un chemin jusqu'au bloc WTF, créant pour l'occasion quelques échelles et une colonne de fortune. Et la vue vaut le coup !


En me basant sur le plan que j'ai récupéré, je pose les fondations de la maison. Dans les jours à venir, je devrai créer des escaliers, pour avoir un toit décent. Puis il faudra retourner dans la mine pour récupérer les ressources trouvées au fin fond de ces galeries souterraines.

A moins, bien sûr, que vous en décidiez autrement !
A la semaine prochaine pour la suite de l'aventure !

A regarder directement sur Youtube pour apprécier pleinement la HD ;)

03 avril 2011

Quoi de beau cette semaine du côté de l'info vidéoludique ?

On a découvert le casting de Mortal Kombat plus tôt que prévu via un screenshot diffusé sur Internet, et que ledit MK a adopté le Online Pass, la dernière invention alakon d'Electronic Arts pour récupérer un peu de flouze sur le marché de l'occasion,

On en a appris un peu plus sur le casting de GTA V suite à une recherche de comédiens de doublage par Rockstar,

On a appris la nomination en tant que vice-président de Konami de Hideo Kojima, monsieur Metal Gear Solid, une promotion qui me semble amplement méritée,

On a découvert le prochain jeu Spider Man (dont je vous parlais la semaine dernière), qui portera fièrement le nom de Edge of Time et nous proposera d'incarner le Spidey d'Amazing Spider Man (le comics original) et de Spider Man 2099,

Mais bien évidemment, s'il ne fallait retenir qu'une seule chose cette semaine, ce sont les traditionnels poissons d'avril auxquels se livrent les éditeurs ! A la pelle, voici ceux qui m'ont le plus amusé !

- Celui de Gameloft, très bien fichu, sur leur prochaine application, qui permettra de diriger son animal de compagnie ! Vidéo par ici !

- Ceux de Blizzard, un habitué du 1er avril ! Entre la version Kinect de Starcraft, le désopilant assistant en donjon de WoW et l'application Diablo III, le studio a encore une fois fait fort !

- Celui d'Ankama, qui annonce une nouvelle classe par le biais d'un message plein d'autodérision et de références absurdes. Le pire c'est que ces idées seraient géniales une fois mises en pratique !

En revanche, les éditeurs japonais habitués du genre comme Konami (qui avaient inclus des features d'Assassin's Creed dans une vidéo de Metal Gear Solid : Peace Walker l'an dernier) n'ont pas participé, ce qui est bien compréhensible.
Si j'en ai loupé, faites-le moi savoir ! :)

01 avril 2011

Bien le bonjour !

Si vous me suivez sur Twitter, vous avez sans doute vu le lien.
Si vous ne me suivez pas, ou que vous venez sur ce blog après avoir cherché "comment créer des sticks sur Minecraft" sur Google (véridique !), je vous offre une piqûre de rappel !

J'ai fait une petite vidéo de présentation de Streets of Rage Remake, le fangame absolu de la série Streets of Rage ! Il reprend tout ce que le série a de meilleur et le sublime, rien que ça. Si vous ne connaissez pas la série, rattrapez-vous en téléchargeant le jeu sur le site de Bomber Games !
Voici donc 20mn de présentation du jeu !

31 mars 2011



Parfois, sans trop savoir pourquoi, on lit les tests de jeux qui ne nous intéressent pas. Et parfois on a de bonnes surprises, comme Super Meat Boy pour ma part. On a parfois des surprises un peu moins joyeuses, comme celle, l'autre jour, de découvrir les notes de Battle : Los Angeles. 1/10, 2/20, c'est sans appel, le jeu est une bouse. Mince alors, moi qui l'attendais comme le messie, qui priais chaque jour pour recevoir une providentielle newsletter, moi qui étais prêt à sortir mon portefeuille pour me dégoter une édition collector (y'en a pas, cherchez pas) !
Ces journalistes ne sont que des méchants, je suis certain que le jeu est bien meilleur qu'on le dit ! Allons voir ce que donne la démo !

Écran titre, premier contact avec le jeu : un logo sur fond noir, et une mention « press start ». C'est oppressant. On appuie donc sur start, et on découvre un alien-robot, et en arrière-plan Los Angeles à feu et à sang. La démo nous propose d'essayer un peu du mode solo -faute de multi-. Allons-y gaiement !

Les premières cinématiques plantent le décor : c'est le boxon, l'humanité, qui se croyait surpuissante, est en train de se faire botter les fesses par l'envahisseur, et les gentils soldats américains vont tout régler.
Un mot sur les « cinématiques » (quand c'est entre guillemets, c'est mauvais signe). On a droit à des écrans fixes, mal dessinés, avec de temps à autre une petite animation pour nous signifier que l'hélicoptère vole. Les répliques semblent provenir tout droit du film, et à en juger par leur qualité sonore, les développeurs sont allés les enregistrer dans une salle de cinéma, avec un téléphone portable. La police d'écriture laisse présager du meilleur, après tout le Comic sans MS est très à la mode en ce moment... Et félicitations à l'élève de CP embauché pour traduire les textes, son niveau en orthographe est sur la bonne voie !

Lançons-nous dans l'aventure ! On incarne donc un soldat, arborant fièrement sa mitrailleuse. Avec son escouade, ils s'aventurent dans les rues de la cité des anges, bien décidés à casser de l'alien. Première constatation, les commandes sont tout sauf intuitives. Si la visée et le tir correspondent aux standards classiques en utilisant les gâchettes, le reste est un méli-mélo qu'il faudra apprivoiser. On peut lancer des grenades, se baisser, courir. Enfin, courir est un bien grand mot. Après dix mètres de course effrénée, notre soldat s'essouffle et doit recharger ses batteries. Un peu léger pour sauver le monde, tout de même. Graphiquement, le jeu n'est pas exceptionnel, mais il tient la route, surtout au niveau de la modélisation des personnages. Les textures sont vilaines, c'est un fait, mais on a vu pire.

La visée donne lieu à un flou un peu trop prononcé, mais elle semble opérationnelle. On ramasse un fusil de sniper avant de se jeter dans l'action. D'ailleurs, j'ai procédé au test classique : tirer dans le décor. Bonne nouvelle, les lampadaires sont destructibles ! Prends-en de la graine, Call of Duty !

Les premier aliens arrivent, et visiblement ils ont été designés sous ecstasy. Ces espèces de grandes tiges de deux bons mètres possèdent un « visage » (notez les guillemets !) très étrange, et je me permets de citer l'ami Goultard (qui gagne un coup de pub pour sa chaîne YouTube \o/) : « Ils ont des braguettes à la place de la bouche ». Pas faux, et après coup on remarque aussi qu'ils n'ont pas d'yeux sur la tête. Je ne veux pas savoir où ils sont.

On les attaque donc à la mitraillette, et première constatation : leurs corps fins sont difficiles à toucher, et viser leur tête n'est pas aisé. On se rabat donc sur le sniper pour enchaîner les headshots, et ça marche plutôt bien. Une fois tous les ennemis tués, on avance de vingt mètres. En revoilà ! On recommence, on avance, on recommence, on avance...
Impossible de ramasser les armes des ennemis, ni d'en trouver de nouvelles. En revanche, tous les vingt pas sont situées des caisses remplies de munitions. Difficile d'en manquer, visiblement. J'ai procédé à un nouveau test : le test de l'IA. Sans appel : alors que je suis juste à côté de la bestiole, elle continue de canarder mes alliés de l'autre côté de la rue. Ceci dit, je ne peux pas la finir par une attaque au corps à corps, ici ça n'existe pas.

Question : quand un de vos alliés se fait tuer dans un jeu, que ressentez-vous ? Un brin de tristesse, même si c'est scripté ? Eh bien ici, la mort de mon allié était tellement ridicule -et pas prévue- que sa chute dans les escaliers m'a plutôt fait pouffer de rire. Je vous épargne la suite, il s'agit encore et encore d'éliminer les vagues d'ennemis successives.

La démo n'est pas très longue, ceci dit le jeu ne l'est pas beaucoup plus, visiblement. A vous de choisir : acheter le jeu complet à 10€, ou vous repasser la démo en boucle et rigoler un bon coup. Ou alors, aller voir le film au ciné. Pas sûr que ce soit meilleur, mais le pop corn c'est chouette aussi.

30 mars 2011


Je vous parlais la semaine dernière de Doritos Crash Course, vainqueur d'un concours qui l'a vu opposé, en finale, à un certain Harm's Way. Bonne nouvelle : lui aussi est disponible gratuitement sur XBLA ! Pourquoi se priver d'un petit test, hein ? Pourquoi ?

S'il fallait décrire Harm's Way en quelques mots, cela donnerait à peu près ça : la rencontre entre un jeu de course survolté dans le désert et un first person shooter. Harm's Way tente donc un mélange pour le moins original, reste à voir si cela fonctionne.

L'écran-titre donne le ton : le désert, une carcasse de voiture, quelques notes de rock... Ici, on ne fait pas dans la dentelle. Il sera donc possible de participer à des courses endiablées au volant de son véhicule, qu'il s'agisse d'un buggy, d'un van ou encore d'un camion, chacun possédant ses propres caractéristiques : accélération, poids, vitesse... Du classique. Une fois lancé dans la course, on se rend compte que le plus dur ne sera pas d'arriver premier, mais bel et bien d'arriver intact !

En effet, des tourelles situées sur les montagnes environnantes n'auront de cesse de nous canarder, faisant petit à petit baisser notre jauge de vie, jusqu'à l'explosion de notre infortuné véhicule. Il faudra donc se frayer un chemin entre les balles, missiles et mines ennemis, tout en récupérant divers items sur notre chemin : un bouclier temporaire, un peu de nitro qui s'ajoutera à notre barre de turbo, un peu de santé pour le véhicule, mais aussi un item d'upgrade de la tourelle alliée, et un item de downgrade des tourelles adverses. Sachant qu'en mode solo, ces deux items n'ont pas d'utilité, pourquoi les avoir laissés ? Je me le demande encore.

On gagne également du boost en réalisant des drifts (des dérapages), qui sortent parfois bien malgré nous, certains véhicules dérapant très facilement. Il faudra donc apprendre à jouer avec le décor, car le moindre choc peut nous faire partir en vrille, et nous faire perdre de précieuses secondes ! Une autre particularité de Harm's Way est que le terrain peut être modifié par les tirs des tourelles. Elles pourront ainsi déclencher des éboulements condamnant un pan entier de la piste. Et le plus fort est que ces modifications peuvent intervenir à n'importe quel tour, obligeant le pilote à rester sur ses gardes dans les zones à risque !

A ce gameplay basé sur la conduite s'ajoute un autre mode de jeu, où l'on prend les commandes d'une tourelle. Notre but est alors de réaliser le meilleur score en tirant sur les véhicules. On pourra passer d'une tourelle à l'autre facilement, et on gagnera une arme supplémentaire à chaque upgrade ramassé sur la piste. Comme dit plus haut, on peut donc bénéficier d'une mitrailleuse, de missiles et de mines. Chaque downgrade nous fait, bien évidemment, perdre la dernière capacité acquise.

Les modes de jeu qui s'offrent à nous permettent tous types d'affrontements. En solo, on pourra participer à une course simple ou à un grand prix, en incarnant soit un pilote soit une tourelle. Un mode qui montre vite ses limites, pour la simple raison que le jeu ne propose que trois circuits ! Certes, ceux-ci sont bien pensés et promettent des courses enragées, mais on s'en lasse assez vite.
Il faudra donc se rabattre sur le multi pour profiter pleinement des possibilités du jeu, que ce soit en local (jusqu'à 4) ou en réseau (jusqu'à 8 joueurs). Chacun choisira alors son rôle -pilote ou tourelle-, et devra jouer en binôme pour s'assurer la victoire. Tandis que le pilote ramassera des items sur la piste tout en se frayant un chemin jusqu'à la première place, la tourelle se fera un malin plaisir d'éliminer tous les concurrents pour laisser la voie libre à son poulain.

Le classement de chaque équipe se fait selon un système de points, dépendant du classement du pilote à l'arrivée, et du score réalisé par la tourelle. Si le faible nombre de pistes est une nouvelle fois déplorable, ce mode de jeu permet de savourer à sa juste valeur un jeu qui se révèle particulièrement fun à jouer.
L'ambiance sonore n'y est pas étrangère, en effet qu'il s'agisse des impacts de balles, des éboulements, des dérapages sur la piste, on est pleinement immergé dans la course. De plus, une voix off nous avertit lorsqu'un véhicule est sur le point d'exploser, et rythme les temps forts de la course.

Graphiquement, Harm's Way est une réussite. Si le jeu ne regorge pas de détails, il se montre suffisamment beau et coloré. On regrette tout de même une certaine redondance dans les décors désertiques des trois tracés du jeu. De plus, la map résumant l'état de la course est assez peu lisible, nous obligeant à détourner les yeux de -trop- longues secondes de la coursé pour vérifier notre position.

En bref, Harm's Way est un jeu à ne pas manquer. Si le mode solo ne nous retiendra pas longtemps, c'est en multi que l'on profitera réellement de son potentiel. A la fois nerveux mais demandant une bonne tactique en équipe, le jeu se présente comme un digne descendant de Rock N' Roll Racing, un jeu de courses survitaminé qui avait fait le bonheur des consoles 16 bits. Et puis, il est gratuit, que demander de mieux ?


Ma note : 16/20


Déjà sept épisodes, le temps passe vite !
J'ai voulu innover et tester la capture vidéo, l'épisode du jour est donc sous forme de vidéo. J'avais prévu de prendre des screenshots pour le proposer également sous forme écrite, mais j'ai oublié. C'est ballot, mais ceci dit ça m'a servi de leçon pour la suite :p
Sans plus de cérémonie, je vous propose de découvrir cette nouvelle journée, que je vous conseille fortement de regarder depuis Youtube, HD oblige :)

Jour 7 :

27 mars 2011

Qu'avons-nous appris en cette première semaine du printemps ?

Que le logo de Dead Island, représentant un pendu, allait être censuré aux USA, et remplacé par un zombie déambulant,

Qu'EA renonçait aux manuels papier dans les boîtes de ses jeux, on espère donc une légère baisse de prix desdits jeux (comment ça, utopiste ?),

Qu'EA, encore, avait fait un geste pour le Japon en reversant les recettes de la vente de cartes virtuelles de FIFA Ultimate Team pour la journée d'hier, ce qui ne devrait pas non plus trop ruiner l'éditeur,

Qu'un nouveau jeu Spider Man était en projet, ce qui mine de rien est toujours une nouvelle agréable,

Que le meuporg Age of Conan, sorti il y a déjà quelques mois sur PC, était annulé sur X360, ce qui semblait prévisible vu le joli flop réalisé sur PC,

Mais aussi, et surtout, que Duke Nukem Forever, l'arlésienne la plus célèbre du jeu vidéo, était une nouvelle fois repoussé !


Initialement annoncé en 1997, le jeu a sans cesse été repoussé, et son avenir semblait scellé lorsque l'année dernière fermait 3D Realms, alors à l'ouvrage sur le titre. Repris depuis par GearBox -à qui l'on doit Borderlands- il était prévu pour le 6 mai prochain, et votre serviteur avait déjà commandé son édition collector.
Seulement voilà, le destin s'acharne puisque GearBox nous annonce dans une vidéo -suffisamment drôle pour faire passer le pilule, avouons-le- que le Duke ne sera de retour que le 10 juin.
On n'est plus à un mois près, mais faiche, quoi...


La vidéo en question :

23 mars 2011



Les jeux vidéo coûtent cher, en général. Surtout en y ajoutant les DLC. Ceci dit, les miracles existent, et fin 2010 a débarqué sur XBLA Doritos Crash Course, un jeu totalement gratuit. Que demande le peuple ? Un test ? Ok, allons-y !

Le concept de DCC (abrévions-le ainsi, voulez-vous ?) est pour le moins amusant. Vous connaissez ces émissions japonaises dans lesquelles une ribambelle de courageux concurrents doivent éviter des marteaux géants, des boulets de canon et bien d'autres joyeusetés ? DCC n'est rien de moins que la version vidéoludique de ces jeux TV complètement délirants.

On se retrouve donc dans la peau de notre avatar Xbox 360 (faut bien qu'ils servent à quelque chose, ces ersatz de Mii !), et notre objectif est d'arriver à la fin du niveau le plus rapidement possible, tout en évitant les pièges qui nous font obstacle. Les commandes sont particulièrement simples : avancer, sauter, se baisser, et sprinter en maintenant la gâchette appuyée, un mouvement à utiliser avec modération puisque notre avatar finira par s'essouffler -et donc perdre du temps- si on lui en demande trop.

Avec si peu de commandes, il nous incombe donc d'éviter les marteaux, de s'agripper aux cordes, de sauter sur des trampolines, d'esquiver des boules de peinture, et plus généralement de sauter de plateforme en plateforme, dans la plus pure tradition du genre. Trois zones s'offrent à nous : les USA, l'Europe et le Japon, toutes découpées en cinq niveaux et apportant chacune leur lot de nouveaux pièges.
Ce sont donc quinze niveaux qu'il nous faudra parcourir le plus rapidement possible, pour une durée de vie globale d'une heure à peine, ce qui vous l'admettrez n'est pas bien folichon. Ceci dit, on y retourne avec plaisir, ne serait-ce que pour améliorer son chrono ou battre celui de l'un de ses amis, qui sera automatiquement affiché en haut de l'écran. Si ce n'est pas du multijoueur, c'est en tout cas une option agréable qui permet d'augmenter la durée de vie du jeu.

Doritos Crash Course jouit d'une bande son agréable à l'oreille, même si elle n'a rien d'inoubliable, et d'une ambiance réussie, notamment grâce aux réactions du public. Si graphiquement le jeu ne casse pas des briques, il reste mignon et coloré, et propose des décors évoluant avec la région du monde dans laquelle on se trouve, même si tout ça reste assez cliché (King Kong pour New York, la Tour Eiffel pour l'Europe...). Notre avatar affiche toujours autant d'expressions amusantes, et esquisse au début et à la fin de chaque niveau des petites chorégraphies. On le verra ainsi faire du moonwalk quand il bat un record !

Par bien des points, Doritos Crash Course m'a fait penser à Trials HD, un -excellent- jeu de motocross consistant là aussi à atteindre le plus vite possible la fin d'un parcours d'obstacle, et présentant lui aussi une dimension de compétition entre amis.
Bien qu'en termes de contenu et de durée de vie, DCC soit vraiment à la traîne, il compense ces défauts par une gratuité bienvenue. Pouvoir se procurer un jeu de plateformes sympa sans débourser un centime, c'est tout de même très appréciable, pourquoi hésiter ?

Ma note : 15/20