J'ai terminé Resident Evil Revelations
il y a peu de temps, et en suis ressorti assez mitigé. D'un côté,
le storytelling, à la manière d'une série, et l'aspect
« huis-clos » du jeu installaient une ambiance assez
réussie, tandis que le gameplay se montrait vraiment pataud et
redondant. L'annonce de la suite de RE Revelations il y a quelques
semaines a tout de même éveillé ma curiosité. Capcom a vraiment
moyen de faire du jeu une excellente expérience, pour peu que
certains défauts soient corrigés ! J'ai eu l'occasion de
mettre les mains sur une démo du jeu au salon Animasia, la même
démo que celle présentée au dernier TGS. Qu'en ressort-il ?
Réponse !
05 octobre 2014
24 juillet 2013
McPixel est un jeu au parcours pour
le moins atypique. Après l'avoir conçu durant un Ludum Dare en
l'espace de 48 heures, son créateur, Mikolaj « Sos »
Kaminski, l'a tout d'abord mis à disposition sur un célèbre site
de téléchargement en torrent, où il a reçu le soutien d'une
communauté grandissante, allant jusqu'à soutenir financièrement le
développeur. De fil en aiguille, le déjanté McPixel s'est étoffé
et frayé un chemin jusqu'à Steam, où il a été fin 2012 le
premier jeu à bénéficier du programme Greenlight, excusez du peu.
Comment justifier l'engouement suscité par ce petit titre
indépendant ? Réponse dans les lignes qui suivent !
01 juillet 2012
Si vous avez eu le courage de suivre le
dernier E3, vous en êtes peut-être ressorti déçu. Peu de grosses
annonces, des conférences faiblardes... Les gamers sont légèrement
restés sur leur faim. Mais cet article n'a pas pour but de débriefer
l'édition 2012 du salon, il vient plutôt souligner la grande place
accordée à une feature bien spécifique : l'arc.
En effet, de nombreux titres ont vanté
les mérites de cette arme rudimentaire, en total décalage avec les
armes à feu sur-représentées dans les FPS modernes. On citera par
exemple le reboot de Tomb Raider, Far Cry 3, Crysis 3 ou encore
Assassin's Creed 3. C'est bien simple : l'arc était partout, et à
toutes les époques. Le temps où seul Link arborait fièrement son
arc semble révolu, mais comment expliquer ce retour en force d'une
arme si peu courante ? Petit passage en revue des différents
intérêts de l'arc dans un jeu vidéo...
11 janvier 2012
Salut à tous et bonne année ! Si je vous ai entretenus il y a peu sur le Humble Indie Bundle 4, vous vous doutez bien que c'est aussi parce qu'à l'intérieur on trouve tout plein de chouettes jeux qui ne demandent qu'à passer par la case test. Le choix est vaste, cinq nouveaux titres étant venus se greffer aux sept proposés lors de la parution de l'article susnommé. Puisqu'il faut bien commencer quelque part, autant que ce soit par un vrai gros coup de coeur, rôle aujourd'hui occupé par Jamestown ! Présenté précédemment comme un shoot'em up, nous allons voir au cours de ce test que le titre de Final Form Games, jeune studio composé de trois personnes seulement, pourrait bien être beaucoup plus que cela !
16 décembre 2011
Cette fin d'année est décidément placée sous le signe du jeu indépendant ! Après vous avoir parlé du sympathique Hyper Princess Pitch il y a quelques jours, je me devais de vous faire part de LA grosse sortie indé de cette semaine, j'ai nommé le Humble Indie Bundle #4 !
L'initiative, désormais bien connue des amateurs de jeux indépendants, revient une nouvelle fois, toujours basée sur le même modèle économique. Pour faire simple, ce pack regroupe cinq jeux indépendants et est proposé à un tarif décidé par l'acheteur lui-même ! Il ne tient qu'à vous de payer la somme qui vous semble juste, et de la répartir entre les trois cibles possibles selon vôtre goût. Car le Humble Indie Bundle ne profite pas qu'aux développeurs : il est en effet possible de reverser une part de sa contribution à une oeuvre caritative. Se faire plaisir tout en faisant une bonne action, n'est-ce pas merveilleux ?
Qui plus est, le contenu du pack est de qualité ! Jugez plutôt, le pack de base contient :
- BIT.TRIP RUNNER : une aventure du Commander Video des plus délectables ! Notre héros pixellisé court sans s'arrêter, et c'est à nous de sauter, glisser ou encore frapper en rythme pour parvenir à la fin du stage tout en ramassant le plus de pièces possible. Qui plus est, le tout est porté par une bande-son évolutive suivant notre progression, et un habillage rétro sympathique. Un trip des plus envoûtants.
- Shank : également disponible sur consoles de salon, Shank est un beat'em all particulièrement défoulant. Notre héros, assoiffé de vengeance, a à sa disposition des machettes, des pistolets, des grenades et même une tronçonneuse ! Porté par une réalisation 2D sublime et une ambiance située quelque part entre un Tarantino et Machete, Shank est un concentré d'action sanglante des plus fun !
- Super Meat Boy : déjà testé sur ce blog, le jeu de plates-formes hardcore de la Team Meat est de retour, plus éreintant que jamais ! Notre morceau de viande préféré devra éviter les scies circulaires, les flammes de l'enfer et les chutes mortelles pour sauver sa douce Bandage Girl des mains du Dr Foetus ! Un jeu déjanté à la réalisation plaisante, déjà culte et absolument in-con-tour-nable ! LE porte-étendard de cette compilation.
- NightSky HD : dans ce jeu étrange, le joueur dirige une boule, ou plutôt une bille, qui roule à travers des niveaux tarabiscotés à l'esthétique inquiétante, faite d'ombres et d'éléments inattendus. Notre bille pourra utiliser plusieurs capacités (accélérer, freiner, changer la gravité...) afin de jouer avec la physique du jeu et rejoindre la sortie du niveau.
- Jamestown : un shoot'em up tout en pixels, dont l'action prend place au XVIIe siècle, sur une colonie anglaise basée sur une planète aux îles flottant dans les airs. Notre héros devra tirer sur tous les robots qui se mettront en travers de son chemin, et ce ne sera pas une mince affaire ! Plusieurs niveaux de difficulté sont proposés, et garantissent à tout type de joueur une expérience de shooter réussie.
Au vu de l'image ci-dessus, il vous vient une question : que sont donc ces deux jeux à gauche ? Réservés aux plus offrants, ces titres peuvent être débloqués si vous payez une somme supérieure à la moyenne globale des
achats. Ainsi, à l'heure où ces lignes sont écrites, ces deux titres sont offerts pour toute offre supérieure à 5,31$. Et ils valent le coup !
- Gratuitous Space Battles est un jeu de stratégie spatiale dans lequel il vous faudra placer et préparer vos vaisseaux avant de les voir se lancer dans la bataille. Chaque victoire vous octroie des unités à dépenser en équipement. Un jeu qui plaira aux amateurs de stratégie, mais qui reste cependant assez ennuyeux pour le néophyte. Intégralement en anglais qui plus est, à l'image des autres jeux du bundle.
- Cave Story + est l'autre jeu-star de cet Humble Indie Bundle #4 ! Ce jeu de plates-formes à la Metroidvania (on évolue librement dans un monde labyrinthique) en impose par son ambiance unique, ses graphismes rétro délicieux, son gameplay simple, accrocheur et sa difficulté progressive. Une vraie merveille indé, récemment portée sur 3DS.
Ainsi, pour un prix pas forcément élevé, vous voici en possession de sept jeux d'une qualité globale des plus satisfaisantes ! L'autre bonne nouvelle, c'est qu'en sus des jeux précédemment cités, vous pouvez télécharger leurs bandes-son ! Souvent réussies, à l'image de celle de Super Meat Boy, elles trouveront sans mal leur place dans la bibliothèque musical du gamer mélomane. Mention spéciale à l'OST de BIT.TRIP RUNNER, au charme certain, que l'on doit en partie du célèbre groupe de chiptune Anamanaguchi, un vrai petit régal !
A l'approche des fêtes de fin d'année, n'hésitez pas à vous offrir (ou à offrir à un ami) ce Humble Indie Bundle incontournable si vous ne possédez aucun des jeux qu'il propose ! Ne traînez pas trop cependant, car à l'heure où cet article est publié, il ne reste qu'une dizaine de jours pour profiter de cette offre alléchante !
12 décembre 2011
Cher lecteur, aujourd'hui point de test, point d'aperçu, mais un simple post pour te faire découvrir un jeu indépendant qui risque de faire parler de lui en cette fin d'année ! Sorti début décembre, Hyper Princess Pitch va dynamiter la scène indé à quelques jours de Noël !
Téléchargeable gratuitement sur les réseaux électroniques de l'Internet, le jeu met en scène la princesse Pitch qui, lasse de voir le bonheur qu'engendre la période de Noël, décide de s'attaquer à la source de cette joie ambiante : Mecha Santa, le robot qui distribue les cadeaux ! Munie de son gros flingue, elle se lance à l'assaut de l'atelier-usine...
Alors oui, le titre ne paie pas de mine. Son scénario bien barré et sa réalisation d'apparence toute mimi cachent cependant un gameplay efficace se basant sur les flèches et sur deux touches du clavier tout au plus, pour un résultat simple d'accès et furieusement défoulant. En effet, notre jolie princesse, vue du dessus "à la Zelda", ne fait pas dans la dentelle et n'hésite pas à canarder tout ce qui se mettra en travers de son chemin. Les lutins, les jouets et les robots de défense de l'usine feront rapidement la connaissance de son bazooka à briques, également capable de lancer de la glace (à portée limitée) ou des arcs-en-ciel (qui ricochent contre les parois). Notre princesse peut récupérer des munitions, des bonus de points, mais aussi des bonus d'attaque bien pratiques qui triplent nos tirs, nettoient l'écran et font même apparaître des chatons mignons autour de nous, dont la force de frappe est impressionnante. Chacun des quatre niveaux du jeu se conclut par un boss magistralement exécuté par un piledriver aux cris de PRINCESS BUSTAAAAA, jouissif et déjanté ! Quatre niveaux dont on voit vite le bout, mais qui se montrent tellement sympathiques que l'on y revient sans se faire prier. De plus, les niveaux de difficulté progressifs du jeu incitent à recommencer encore et encore les stages, en empruntant un chemin différent à chaque fois à travers le complexe de Mecha Santa.
Hyper Princess Pitch est une sorte de croisement improbable entre un Zelda pour le côté "donjon labyrinthique" et un shoot'em up pour son action effrénée où les ennemis se mêlent aux boules d'énergie, dans une foultitude d'explosions. Son esthétique rétro un peu naïve tranche avec ses combats intenses, sa bande-son contribue au délire ambiant, et son contenu se montre suffisant pour un jeu indépendant sans prétentions.
Ce sympathique jeu saura à coup sûr vous distraire le temps d'une pause pixellisée, et réalisera les fantasmes de beaucoup : violenter gratuitement les lutins du Père Noël ! N'hésitez pas à tester ce concentré d'action-arcade jouissive, d'autant plus qu'il est gratuit et téléchargeable sur le site de son créateur Daniel Remar, juste ici ! Un site qui contient d'autres jeux plutôt sympathiques !
03 décembre 2011
Si j'ai acheté la Wii en 2006, c'est pour une seule et unique raison : The Legend of Zelda : Twilight Princess. Que d'heures mémorables passées Wiimote à la main, arpentant les sentiers d'Hyrule et pourfendant des adversaires par dizaines ! Nous voici cinq ans plus tard, et ma Wii est remisée au placard pour cause de méchante panne. Une nouvelle fois, l'appel de l'aventure aura raison de la mienne (de raison), et l'arrivée imminente du nouvel épisode de la saga, baptisé Skyward Sword, fait faire à ma console un tour par la case SAV.
Pendant cette absence des plus pesantes, le jeu arrive chez moi dans son édition collector, et je m'empresse de l'ouvrir... Voici donc mon unboxing du nouveau Zelda !
- Tout d'abord, je note que la boîte du jeu ne fait pas dans l'extravagance : une boîte en carton tout ce qu'il y a de plus banale, dont la parure dorée est cependant bien sympa. J'ouvre la boîte, manque de bol les petits scotchs sur chaque côté arrachent les images qu'ils recouvrent quand on les enlève. Rageant, tout de même.
- Premier objet extirpé du coffret : la Wiimote dorée arborant une superbe Triforce ! Fournie avec une coque de protection en silicone, la manette contient, comme c'est désormais la norme, le Wii Motion Plus indispensable pour jouer à ce nouveau Zelda. Un ajout qui m'aurait coûté quelques deniers, mes manettes en étant dépourvues, et que j'accueille donc avec enthousiasme.
- Vient ensuite le CD audio célébrant les 25 ans de la licence de Nintendo ! Huit pistes symphoniques reprennent les grands thèmes de la saga, principalement issus des épisodes 3D (Ocarina of Time, Wind Waker, Twilight Princess et Skyward Sword). Le choix des morceaux est réussi et les amateurs de la série reconnaîtront facilement les thèmes de la Vallée Gerudo, de la Grande Mer, de la Fontaine des Fées, etc. Entre réorchestrations et medleys, les oreilles des zeldaphiles risquent de tressaillir de plaisir !
- Le CD est accompagné d'un petit livret contenant des messages de la "Triforce" emblématique de la série : Shigeru Miyamoto, que l'on ne présente plus, Koji Kondo, compositeur des plus grands thèmes de Nintendo depuis 25 ans, et Eiji Aonuma, qui a pris les rênes de la série il y a quelques années. Le livret, d'à peine dix pages, s'achève sur une photo des équipes chargées de ce nouvel épisode, formant une triforce. Un bien beau cliché ma foi.
- Vient ensuite le jeu, et il n'y a pas grand chose à dire dessus. Le contenu sera bien plus intéressant que le contenant, mais c'est une autre histoire dont, soyez-en sûrs, vous serez prochainement entretenus !
Voici qui conclut cet unboxing d'une édition collector tout à fait sympathique. Le contenu n'a rien d'exceptionnel, et le packaging est un peu simpliste, mais il satisfera les zeldaphiles, à plus forte raison ceux qui sont dépourvus de Wii Motion Plus. On regrettera que le coffret ne propose aucun jeu de la série, alors que le collector de Wind Waker contenait le mythique Ocarina of Time, accompagné de la Master Quest.
Cependant, ne boudons pas notre plaisir, à plus forte raison quand il ne coûte pas grand chose ! Ce coffret est effectivement vendu 66€, soit moins qu'un jeu vendu seul sur consoles HD ! À 50€ le jeu et 50€ la manette Wii, cette édition trouvera donc grâce aux joueurs désireux de compléter leur collection de Wiimotes, tandis que les autres se seront déjà rués sur l'édition de base, elle aussi fournie avec le CD audio précédemment cité.
NB : je tiens à remercier Karu_binou, qui m'a gentiment et judicieusement conseillé cette édition !
30 novembre 2011
Ce test a été publié en janvier 2010 sur jeuxvideo.com. Je vous le livre tel que je l'ai écrit, sans les éventuelles modifications apportées par le site. J'ajoute que ce n'est pas le test dont je suis le plus fier, et que si j'en avais l'occasion, je le réécrirais en mieux !
Dès les premières minutes, certains jeux semblent nous promettre des aventures incroyables, des quêtes épiques, riches, palpitantes... Vous l'aurez compris, The Legend of Zelda : Link's Awakening fait partie de ces jeux-là.
La mer est très agitée mais Link, debout sur son frêle esquif, tient bon. Malgré son courage, il ne résiste pas à une vague immense qui lui fait perdre connaissance. C'est ainsi que débute votre aventure ! Link s'est échoué sur une île inconnue, et le seul moyen de renter à Hyrule sera de réveiller le Poisson-Rêve, endormi dans un oeuf géant trônant au sommet de l'île. Ici, pas de princesse à sauver, ou de royaume à délivrer du mal, votre objectif sera de réunir 8 instruments de musique afin de quitter l'île Cocolint. Si le scénario diffère de ce que propose habituellement la saga, les mécanismes qui font le succès de la série sont bien là : des personnages hauts en couleur, des objets à récupérer dans les donjons, le tout porté par une bande son enchanteresse.
Vous voyagerez donc à travers toute l'île Cocolint dans le seul but de récupérer les instruments disséminés dans les différents donjons. Le principe donjon-voyage-donjon pourrait se montrer répétitif si vos trajets n'étaient pas rythmés par diverses quêtes allant de la promenade de Chomp-Chomp à l'escorte de fantôme. Si les voyages à travers Cocolint sont pleins de surprises, les donjons ne sont pas en reste : énigmes, boss de mi-niveau, trésors... sans oublier les traditionnels boss finaux ! La vue en 3D isométrique cède parfois sa place à une vue de côté, à la manière d'un «Mario», l'occasion pour Link de s'adonner aux joies de la plate-forme. Vous pourrez également chercher les quarts de coeur éparpillés à travers l'île, faire du troc et même pêcher. Comme si tant de réjouissances ne suffisaient pas, vous pouvez vous amuser à retrouver les nombreux easter eggs que contient le jeu !
Votre aventure vous amènera à traverser de nombreux environnements : la plage, les marais, les montagnes rocheuses... Au premier coup d'oeil, vous devinez où vous vous trouvez : les graphismes sont des plus réussis. Toutes ces régions sont infestées de monstres, eux aussi superbement modélisés. Les combats contre les boss, souvent trois fois plus grands que Link, sont l'occasion d'admirer des adversaires imposants et détaillés. On en oublierait presque le combat !L'ambiance sonore du titre est tout simplement excellente. Chaque zone possède son propre thème, toujours réussi. On retrouve quelques thèmes récurrents de la série comme celui de la plaine d'Hyrule. Les plus curieux d'entre vous sauront sans doute débusquer la célèbre chanson de Totaka !
Diriger Link est un régal, vous n'aurez aucun mal à utiliser les différents objets récupérés dans les donjons. Quelle que soit la situation, vous aurez toujours dans votre inventaire de quoi vous tirer d'affaire. A noter qu'en plus de ces objets, quelques bonus vous sont parfois octroyés : le fragment de puissance rend vos attaques surpuissantes, le gland vous protège des attaques ennemies. Vous pourrez interagir avec pratiquement tout : libre à vous de soulever un rocher pour le lancer sur un Moblin ou d'utiliser votre bouclier pour déplacer un oursin !En plus de toutes les qualités citées précédemment, cet épisode a un charme tout particulier de par son ambiance poétique, onirique parfois, et son humour : les références parodiques et les personnages déjantés sont légion ! Comment résister à un tel appel au dépaysement ?
Graphismes : 16/20
Sans chercher à trop en faire, les graphismes nous plongent dans des décors variés des plus plaisants. On passe sans souci de la 3D isométrique à la vue de côté.
Jouabilité : 17/20
Simple d'accès et redoutablement efficace, la prise en main est une vraie réussite. On trouve facilement un remède à chaque situation rencontrée. Certains combats peuvent parfois se montrer un brin confus, sans toutefois poser de problème.
Durée de vie : 18/20
La quête principale est longue et variée, boucler les huit donjons du jeu vous occupera un bon moment. Comme si ça ne suffisait pas, de nombreuses quêtes annexes vous attendent ! Et pourtant, on ne voit pas le temps passer...
Bande son : 16/20
Les thèmes les plus fameux de la saga sont présents, accompagnés de musiques superbes nous immergeant avec succès dans les régions de Cocolint. Tour à tout amusante, féerique et inquiétante, elle constitue l'un des grands points forts du jeu.
Scénario : 17/20
Une aventure des plus originales, qui nous plonge dans un univers d'une infinie poésie. Si le principe de la série reste le même, et que Cocolint est finalement assez similaire à Hyrule, on se laisse emporter avec plaisir dans ce monde onirique.
Général : 18/20
Un incontournable ! Un univers fantastique, une quête longue et variée, un humour irrésistible, une bande son réussie... Passer à côté de The Legend of Zelda : Link's Awakening serait une erreur. Cette aventure à part est une véritable merveille, une parenthèse enchantée dont on ne voudrait jamais qu'elle s'arrête.
24 novembre 2011
Game Story, l'exposition tactile du virtuel
Voilà ! C'est fait, ça y est, pour l'une des premières fois depuis sa naissance, le jeu-vidéo se trouve consacré au rang d’œuvre d'art, ou accède en tout cas, pour ceux qui seraient réfractaires à cette idée, au statut de culture à part entière, avec son histoire propre, son contexte spécifique, et ses grandes figures novatrices.
L'idée est en effet audacieuse : cette exposition, au sujet pour le moins moderne, se visite au cœur du Grand Palais et relève le défi de donner au néophyte un aperçu de l'histoire du jeu-vidéo, le tout au moyen de grands panneaux commentés, d'objets de collection, mais surtout de quatre-vingt jeux différents jouables sur place et librement (dans la limite des places disponibles, préférez les soirs de semaine après 19h pour éviter l'attente), qui constituent son attrait majeur.
Ce chemin ludique a pour objectif de faire prendre conscience au visiteur de l'évolution et de la progressive diversification de l'univers vidéo-ludique en le faisant naviguer d'une console à l'autre, à travers les styles, les époques, et les références culturelles extérieures qui ont influencé son développement.
De Tennis for two à l'avènement du pixel-art, des jeux de plate-forme et d'aventure, puis du développement du survival-horror et de ses sources littéraires et cinématographiques (Lovecraft, La nuit des morts-vivants...), aux jeux plus « casuals », à la haute-définition et aux écrans tactiles, en passant par un encadré sur le rétro-gaming, on obtient en peu de temps un bel aperçu de la richesse offerte par les jeux-vidéo. Cela ravira sans nul doute les plus fervents fanatiques, avec la redécouverte d'opus légendaires désormais durs à se procurer (notamment des bornes d'arcades originelles de Pong et de Space Invaders), mais plaira également aux non-initiés qui trouveront là une bonne occasion de se faire une culture et de découvrir un domaine totalement étranger grâce à une immersion directe et facile d'accès.
Informations complémentaires : http://www.rmn.fr/infos-pratiques-game-story-une
Un cycle de conférences est également organisé pour les plus passionnés : http://www.rmn.fr/atelier-et-conferences-game-story
@Cactuceratops
18 novembre 2011
Peu de jeux indépendants parviennent à tirer leur épingle du jeu. Parmi ces -trop- rares élus, citons Super Meat Boy, Limbo ou encore Braid, des titres partis de pas grand chose qui, aujourd'hui, font figure de références. Mais s'il y a bien un jeu indé qui a su faire son trou au point de s'imposer comme LE must-have de ces dernières années, c'est bien Minecraft. Crée par le sympathique développeur suédois Notch, ce bac à sable géant a conquis en un temps record le coeur de millions de joueurs, alors qu'il n'était encore qu'une version beta ! Profitons de sa sortie officielle pour voir ce que vaut ce jeu désormais culte aux quatre millions d'aficionados !
Il est de bon ton de débuter ce test par un bref rappel du principe de Minecraft, mis en avant dans un mode « classic » disponible aux débuts du titre. Il s'agit d'un jeu en vue subjective dans lequel le joueur évolue dans un univers extrêmement vaste généré aléatoirement et composé uniquement de cubes. À la manière d'un jeu de Lego, il est possible d'enlever des blocs ou d'en poser, pour construire toutes sortes d'édifices, de la simple cabane au palais monumental. La liberté de création est totale et renforcée par la diversité de blocs, de nature (herbe, eau, roches) et de couleurs variées. Si Minecraft aurait pu n'être qu'un simple jeu de construction, le succès rencontré par cette première version amena à une amélioration de ce concept simple mais tellement amusant.C'est alors qu'apparut le mode « Survie », qui comme son nom l'indique va nous inviter à survivre dans ce monde désormais hostile ! En effet, ce mode de jeu amène dans sa besace de nombreux mobs, qu'il s'agisse de gentils animaux évoluant librement sur la carte (cochons, moutons...) ou d'horribles monstres qui n'hésiteront pas à nous attaquer ! Zombies et squelettes apparaîtront à la nuit tombée, de même que les désormais célèbres creepers, et feront tout pour réduire à zéro la barre de vie de notre personnage, qui ne demandait qu'à explorer le monde et ses merveilles. C'est d'ailleurs ce qui rend le jeu si attrayant : seul, lâché en plein milieu d'on-ne-sait-où, nous allons pourtant devoir composer avec notre environnement et l'explorer. Pour se faire il nous sera possible de fabriquer divers objets via une interface de craft intelligente, objets qui nous serviront dans notre aventure. Par exemple, la pioche facilitera l'exploration des grottes, que des torches éclaireront, tandis qu'une épée nous permettra d'occire des hordes d'affreux creepers. Pour fabriquer tous ces items (dont le nombre augmente à chaque mise à jour), il faudra récolter les ressources présentes autour de nous : tandis que le bois sera transformé en planches pour notre maison, le fer sera forgé pour entrer dans la composition de nos outils. Chaque ressource a son utilité, et les très nombreuses possibilités de craft garantissent une variété d'action presque infinie !
Minecraft, comme son nom l'indique, se base donc sur le minage de ressources destinées à être utilisées pour le craft des objets. Si notre aventure ne comporte aucun véritable but (bien qu'un système d'achievements soit de la partie), il faut bien se rendre compte que c'est au joueur de fixer ses propres objectifs. Ainsi, untel décidera de s'enfoncer toujours plus profond dans les entrailles de la terre afin de récupérer des minerais toujours plus rares, tandis qu'un autre s'axera davantage sur la construction de bâtiments titanesques et imprenables par l'ennemi. Toujours soucieux d'apporter une liberté d'action totale, le jeu est régulièrement enrichi de telle sorte qu'il y a toujours quelque chose à faire, de la plus insignifiante cueillette de fleurs à la découverte de villages perdus au milieu de nulle part. Le mode Survie est bel et bien au cœur du titre de Mojang, mais s'il vous vient l'envie de construire, sans prise de tête, un mode création est également présent et vous propose différents outils pour profiter pleinement de toutes les possibilités de création qui s'offrent à vous. En jouant avec les éléments, les formes, les couleurs et les différents systèmes de pistons, de boîtes à notes ou de circuits de redstone (parfois de véritables circuits électroniques !), vous pourrez créer des bâtisses spectaculaires !
Mais à quoi bon explorer, miner et bâtir si personne ne le voit ? C'est ici qu'entre en jeu le mode multijoueurs, qui vous permettra de créer ou rejoindre une communauté de joueurs désireux de vire l'aventure Minecraft à plusieurs. À vous les constructions de vastes cités, l'exploration à plusieurs de grottes sans fond ! Loin de n'être qu'une simple manière de partager son aventure avec des amis, ce mode est un véritable petit MMORPG, avec son système de tchat, ses serveurs aux règles définies et ses mods spécifiques (monnaie, guildes...). Et c'est cet aspect communautaire qui fait le succès de Minecraft ! Les constructions s'exhibent, se partagent, des cartes monumentales sont mises à disposition des joueurs, des mods en pagaille ouvrent davantage de possibilités, des packs de textures par centaines permettent de donner au jeu l'apparence de son choix... Minecraft assume pleinement son rôle de « jeu vidéo 2.0 » et mise donc sur une expérience de jeu customisable à souhait et sur le partage, un choix payant qui lui vaut une communauté fidèle et sans cesse grandissante !
Abordons maintenant l'aspect graphique du titre de Mojang, très particulier. En effet, proposer au joueur d'évoluer dans un univers uniquement constitué de cubes entraîne forcément quelques concessions en la matière. Ainsi Minecraft arbore une esthétique assez sobre pour ne pas dire simpliste, aux gros pixels apparents et aux angles résolument droits. Mêmes les différents mobs rencontrés sont constitués de cubes (les poules carrées plairaient sans doute à l'Onc' Picsou) ! Il en va de même pour l'interface, à l'esthétique rétro pas désagréable. Minecraft préfère donc la lisibilité à la prouesse technique, et force est de constater que l'ensemble revêt un charme certain, tant certaines bâtisses en imposent malgré ces carences techniques. Les graphismes, bien qu'ils soient particulièrement adaptés à un tel jeu ne conviendront sans doute pas à tout le monde, fort heureusement les packs de texture remédient à cette austérité graphique. Quant à la bande-son, elle se fait très discrète, préférant l'immersion et la solitude des grands espaces à un capharnaüm musical qui n'aurait pas sa place dans un tel jeu. Quelques compositions de l'artiste électro C418 viennent égayer de temps à autres nos aventures, mais dans l'ensemble seuls les bruits de notre environnement résonnent dans nos oreilles cubiques, ce qui au passage s'avère bien pratique pour détecter la présence de monstres. Ce silence oppressant devient alors un élément de gameplay à part entière.Voici qui conclut ce test de Minecraft, une expérience jusqu'alors inédite dans le monde du jeu vidéo ! Rarement un jeu n'aura laissé au joueur autant de liberté, autant de possibilités de création. Sous l'aspect minimaliste du titre de Mojang se cache un gameplay redoutable d'efficacité, dont les bases s'acquièrent en quelques minutes mais qui réserve toujours son lot de nouveautés et de surprises. On peut donner bien des noms élogieux à Minecraft : bac à sable ultime, OVNI, jeu vidéo 2.0 dans sa forme la plus pure, le jeu ne peut laisser indifférent et propose une personnalisation telle que chacun y trouve son compte d'une manière ou d'une autre. Il prouve qu'avec une allure simpliste , il est possible de proposer l'une des expériences les plus rafraîchissantes de ces dernières années, le tout pour un prix modeste. Jouer à Minecraft, c'est entrer dans un monde où les seules limites sont celles de l'imagination, et dont on ressort forcément grandi.
Ma note : 17/20
12 novembre 2011
Rayman Origins
Attendu comme le messie par de nombreux fans, Rayman s'apprête à faire son grand retour sur nos consoles ! Rayman Origins, le jeu de plates-formes vedette de cette fin d'année, n'a jamais été aussi proche de sortir, et comme pour mieux nous mettre l'eau à la bouche, Ubisoft met à notre disposition une démo. Premières impressions sur le come-back de Rayman !
Le premier des trois niveaux de la démo nous plonge dans une forêt verdoyante. Si, par défaut, on contrôle Rayman, il est possible de choisir notre personnage favori parmi les quatre que propose le jeu : en sus de notre héros, on retrouvera également Globox, son ami de toujours, ainsi que deux Ptizêtres. Ces quatre protagonistes se jouent de la même façon, et ce premier niveau est une bonne occasion de découvrir le gameplay de Rayman Origins. On retrouve les capacités phares de Rayman : notre héros peut sauter, planer en se servant de ses oreilles comme d'un hélicoptère, frapper, et sprinter, un mouvement qui lui permettra de courir sur des surfaces verticales pendant un court instant. Couplées à divers éléments du décor (lianes, plantes rebondissantes, etc), ces habilités promettent de bons moments qui rappelleront des souvenirs aux aficionados du premier épisode, qui retrouveront avec bonheur les ennemis qu'ils avaient tatanés à l'époque. Une fois frappés, les ennemis gonflent et s'élèvent dans les airs. Il est alors possible de les frapper à nouveau, ou de s'en servir pour rebondir, une bonne idée qui trouvera sans doute de nombreuses applications originales.
Lors de son aventure, Rayman amassera des lums jaunes, éparpillés un peu partout, et qui n'apparaîtront parfois qu'après avoir marché sur des plantes. Mais son véritable défi sera de briser les cages retenant ses amis Electoons prisonniers, tout comme dans le premier épisode. Parfois bien cachées, ces cages ne seront accessibles qu'après avoir relevé un petit défi consistant, dans la démo en tout cas, à éliminer les adversaires qui gardent la cage. Dans le premier niveau, l'un de ces tableaux parodie allègrement Angry Birds, un clin d'oeil comme il en existe apparemment beaucoup d'autres dans le jeu (on pense notamment à la phase inspirée de Tétris présentée à l'E3). À la fin de chaque niveau, le décompte des lums jaunes est fait, et si le joueur en a récupéré assez, il peut remporter davantage d'Electoons. De plus, revenir à un niveau déjà terminé permet de lancer un mode contre-la-montre. En battant le chrono établi, un nouvel Electoon nous est offert. De quoi rembourrer la durée de vie du titre, qui devrait déjà se montrer des plus satisfaisantes, puisqu'Ubisoft annonce une soixantaine de niveaux.
Une fois le premier niveau achevé, on se lance dans le second, qui change radicalement d'ambiance en optant pour une cuisine où le rouge domine. Ce niveau se déroule à dos de Moskito et se joue comme un shoot'em up, pour un rendu plutôt réussi. Notre monture peut avaler les ennemis pour les recracher, ou tout simplement tirer. Le niveau, dans lequel certaines références sont finement dissimulées (un cri de Wilhelm que les cinéphiles connaissent bien, et de plus en plus présent dans le jeu vidéo), se conclut par un boss au-dessus de l'eau bleutée de l'océan. Un air de Rocket Knights Adventures pas désagréable ! Le troisième niveau de la démo est entièrement consacré au maniement de Rayman sous l'eau. Après quelques obstacles que l'on apprend à éviter, les choses sérieuses commencent puisque notre héros est poursuivi par deux murènes ! Il faudra donc agir vite et bien pour ne pas se faire rattraper par nos poursuivants, et finalement accéder au boss du niveau. C'est malheureusement à ce moment-là que la démo prend fin, mais quel pied on a pris !
Les nouvelles aventures de Rayman se présentent comme un retour aux sources et sont très prometteuses ! La 2D est magnifique, très colorée, et les animations de nos héros bien ficelées. Les contrôles sont simples à assimiler et conviendront tout à fait aux novices, qui découvriront le titre via le mode multijoueurs, dans lequel deux à quatre joueurs devront coopérer à travers les niveaux. Notre héros répond bien, et l'ensemble est très fluide et souple. Peut-être un peu trop d'ailleurs, puisque le contrôle de nos chutes n'est pas toujours très précis, et que les phases sous-marines nécessitent un petit temps d'adaptation. Des défauts légers, qui finissent malgré tout par coûter de nombreuses vies, heureusement en nombre infini. S'il fallait trouver un autre défaut à Rayman Origins, j'irais chercher du côté de la bande-son. Entendons-nous bien, elle est d'une qualité globale tout à fait convenable, puisant son inspiration tant dans les anciennes aventures de Rayman que dans les sonorités hispaniques (niveau 2 de la démo). Mais des petites voix amusantes interviennent très fréquemment, des voix distordues proches de celles des célèbres chipmunks. Rapidement agaçantes, ces voix sont la seule ombre venant ternir l'aspect musical du titre d'Ubisoft.
Finalement, cette démo m'a vraiment emballé. Retrouver Rayman dans une grande aventure en 2D est un vrai plaisir. Le jeu, dont le principe rappelle immanquablement Donkey Kong Country Returns, et le multijoueurs New Super Mario Bros Wii, puise un peu partout son inspiration pour assurer une belle variété et de nombreux clins d'oeil à l'univers du jeu vidéo. Le jeu mise sur le fun, et l'ambiance festive et colorée n'y est pas pour rien. Le level design est tout à fait convaincant, et j'ai d'autant plus hâte de voir ce que donne la version finale du jeu !
Si vous êtes encore sceptiques, voici trois raisons pour lesquelles Raymans Origins est d'ores et déjà un jeu de plates-formes incontournable...
1) Parce que c'est le retour de Rayman ! Apparu au siècle dernier dans un jeu tout en 2D, notre héros est vite passé au standard de l'époque, la 3D, dans une seconde aventure inoubliable (mon petit coeur de gamer palpite rien qu'à l'évocation de Rayman 2 !). Un troisième épisode des plus sympathiques a vu le jour en 2003, de même que quelques spin-off de qualité variée. La sortie de la Wii en 2006 voit arriver une nouvelle aventure de Rayman, qui affronte des lapins bien crétins dans un party-game déjanté. Des bestioles attachantes qui volent la vedette à notre héros et l'éclipsent totalement de la scène vidéoludique ! Enfin débarrassé des Lapins Crétins, Rayman revient donc en force, et avec son ami Globox qui lui aussi manquait à bien des joueurs !
2) Parce que le jeu est un pari osé : à une époque où la 3D règne sans partage ou presque, sortir un jeu de plates-formes en 2D est souvent présomptueux. Seulement voilà, Rayman Origins a de sérieux atouts de ce côté-là ! Très coloré, proposant un univers amusant et un gameplay solide, le jeu s'annonce comme un retour aux origines pour notre héros. On se souvient tous de sa première aventure, elle aussi en 2D, dont les qualités restent aujourd'hui encore indiscutables !
3) Parce que Michel Ancel ! Le créateur de la série en reprend les rênes après plusieurs années passées sur d'autres projets. Et quels projets ! Beyond Good and Evil, sorti en 2003 et réédité récemment sur consoles HD, démontre à ceux qui en doutaient encore que le Frenchie est un game designer des plus talentueux, tandis que sa suite est l'un des jeux les plus attendus de ces dernières années ! Le papa de Rayman aux commandes de sa nouvelle aventure, c'est pour le moins un gage de qualité !
10 novembre 2011
Créée en 1989 par Jordan Mechner, la série Prince of Persia fait sensation à chacune de ses apparitions. Négociant habilement son passage à la 3D pour nous livrer une trilogie des Sables du Temps mémorable (à la différence de l'adaptation cinématographique qu'elle a engendrée), le Prince tente une première incursion sur consoles HD en 2008 avec une toute nouvelle aventure. Exit les sables du temps, Farah, et le Vizir, cet épisode s'annonce comme un mini-reboot qui risque de ne pas plaire à tout le monde. C'est l'heure du test !
De retour d'une aventure au cours de la quelle il a mis la main sur un joli pactole, le Prince perd sa mule dans le désert. Parti à sa recherche, il tombe nez à nez avec une jolie jeune femme poursuivie par des gardes armés. Libérant la belle de ses assaillants, notre héros se rend avec elle dans un temple perdu au beau milieu du désert. Là-bas, le père de notre nouvelle amie Elika réveille Ahriman, un dieu maléfique qui s'empresse de faire régner les ténèbres sur le monde. Il incombe alors au Prince et à Elika de rétablir la lumière sur ces terres désolées, en purifiant les différentes Terres Fertiles dispersées à travers le royaume. Sur leur chemin, ils braveront mille dangers et rencontreront les êtres tourmentés ayant vendu leurs âmes à Ahriman...
Si les précédentes aventures du Prince étaient linéaires, celle-ci innove et propose un univers ouvert que l'on explorera à notre guise. Pour faire simple, la carte est découpée en quatre zones de six niveaux communiquant entre elles, et possédant chacune leur architecture et leur ambiance propres. La progression au sein de ces zones ne se fait pas sans mal, et les acrobaties du Prince ne seront pas de trop ! Agile comme un chat, notre héros court, saute, escalade, s'agrippe et court même contre les murs ! On passe l'immense majorité de notre temps à utiliser toutes ces aptitudes, que le level design met savamment en valeur. Ainsi, les anneaux, poutres et plantes grimpantes sont légion, peut-être un peu trop d'ailleurs. Effectivement, passée la découverte du gameplay, on se rend vite compte que celui-ci peine à se diversifier, et que les contrôles un poil trop rigides du Prince entraînent nombre de morts stupides. Au passage, il faut savoir que dans cet épisode de Prince of Persia, il est totalement impossible de mourir au sens strict du terme. Une chute dans le vide ou un coup potentiellement fatal de la part d'un ennemi feront intervenir Elika qui, d'une main bienveillante, sortira notre héros de ce mauvais pas, et nous déposera quelques mètres avant l'obstacle. Un système qui enlève beaucoup de challenge et, malheureusement, beaucoup d'intérêt aux omniprésentes phases de plates-formes.
Si la répétitivité de ces phases finit par lasser, c'est aussi et surtout parce que chaque zone devra être visitée au moins deux fois de fond en comble ! Lors de notre première visite, notre but sera d'atteindre la Terre Fertile nichée au cœur de la zone et jalousement gardée par l'un des quatre boss, afin de la purifier. On progresse donc d'obstacle en obstacle, en évitant les nombreux pièges apportés par les ténèbres d'Ahriman. Puis, une fois la région purifiée, une nouvelle quête commence : la collecte des boules de lumières disséminées de-ci de-là. On arpente donc pour la deuxième fois la zone à la recherche de ces précieuses sphères qui, lorsque l'on en aura ramassé assez, nous permettront de débloquer l'un des quatre pouvoirs d'Ormazd, le dieu de la lumière. Ces pouvoirs magiques seront nécessaires pour atteindre certaines régions , et apportent un brin de diversité au gameplay. On aura par exemple accès à des bonds de géant d'une plaque d'Ormazd à l'autre, ou à des séquences au cours desquelles le Prince courra le long de parois verticales. Si vous tenez vraiment à compléter le jeu au maximum, il vous faudra collecter 1001 sphères de lumière, et il sera donc nécessaire de parcourir, encore une fois, les différentes régions et leurs séquences répétitives. Si le level design est convaincant, il aurait sans nul doute gagné à être plus diversifié...
Qu'en est-il des combats ? On se souvient que dans les épisodes précédents, ils étaient particulièrement nerveux et joliment chorégraphiés. Eh bien ici il faudra se contenter du minimum syndical, les affrontements sont très rares ! Ce reboot de la franchise fait la part belle à la plate-forme et ne propose pour ainsi dire aucun ennemi : il faudra se contenter de quatre boss, combattus six fois chacun, et d'un ennemi de base apparaissant de temps à autres. C'est tout. Et le système de combat n'est pas des plus convaincants... Chaque touche de la manette est attribuée à une action : attaque à l'épée, attaque avec la griffe du Prince, attaque avec Elika, saut (ou pas de côté) et défense. Défendre au bon moment déclenche une parade qui nous permettra de contre-attaquer et de placer notre combo, le plus long possible de préférence. Si l'ensemble reste agréable à regarder, avouons que ce système n'est pas des plus palpitants. De même, malgré quelques bonnes idées (l'invulnérabilité temporaire de l'ennemi à une certaine attaque), les joutes tendent à toutes se ressembler. À noter que les combats contre les ennemis de base peuvent être évités si le Prince les frappe avant qu'ils n'apparaissent.Le gameplay, un peu trop rigide et répétitif, ne fait donc pas honneur à ce que les épisodes précédents avaient su instaurer, et c'est bien dommage. Cependant, la principale nouveauté de cet épisode réside non pas dans son gameplay, mais bel et bien dans son aspect graphique. En effet, les personnages arborent un design réussi et détaillé, tout en cel-shading, pour un rendu très agréable. Les animations du Prince sont soignées et on savoure d'autant plus ses cabrioles. Mais la grosse claque vient des environnements que propose le jeu, absolument magnifiques ! Lorsque les ténèbres règnent, la palette de couleurs est sombre, terne, tandis qu'une fois purifiées, les différentes régions du royaume recouvrent leurs couleurs chatoyantes, permettant de véritablement apprécier la beauté des décors. Chaque zone a une identité visuelle forte, et c'est avec un immense plaisir que l'on évolue dans ces décors somptueux inspirés des mille et une nuits. Ce Prince of Persia est certainement le plus bel opus de la série, à mi-chemin entre l'artwork et le livre d'images !
Autre gros point fort du titre d'Ubisoft, sa bande-son enivrante ! Les thèmes soutiennent avec brio l'ambiance très « mille et une nuits » au moyen de sonorités orientales des plus plaisantes. Chacune de ces compositions est une invitation tantôt à l'aventure, tantôt à la flânerie dans les environnements purifiés, que l'on aurait tort de refuser ! Quant au casting vocal, il tient la route sans être mémorable. Mention spéciale au Prince, une nouvelle fois doté d'un humour cinglant et qui n'hésitera pas à blaguer dans les situations les plus sombres. Un personnage amusant et attachant, qui tranche radicalement avec celui d'Elika, la belle princesse investie d'une mission périlleuse, qui fait part de davantage de gravité. Si les dialogues imposés sont peu nombreux, il sera possible à tout moment de déclencher une petite discussion entre nos deux héros, afin d'en savoir plus sur l'univers qui nous entoure et ses différents protagonistes.Voilà qui parachève ce test des nouvelles aventures du Prince de Perse. Une incursion sur consoles HD qui ne plaira donc pas à tout le monde. La quête est moins prenante que dans les opus précédents, le gameplay un peu plus rigide et la variété n'est pas de mise. Cependant, le jeu offre au joueur en manque d'aventure de quoi se rassasier ! Son univers oriental magnifique porté par des graphismes hauts en couleur et une atmosphère sonore fantastique ne peut pas laisser indifférent. De plus, nos héros sont très attachants. Diamétralement opposés, ils devront pourtant s'aider l'un l'autre, à la manière d'un Ico, et vaincre le terrible Ahriman. Finalement, cet épisode ne souffre que de sa répétitivité et d'un manque de challenge dommageable, mais l'aventure est si belle que passer à côté serait une erreur.
Ma note : 14/20











